vendredi 18 juillet 2008
samedi 10 mai 2008
vendredi 11 avril 2008
Le Très Haut Débit pour l'attractivité des territoires et le développement des entreprises
Table ronde au salon TIC n°1 du Sud-Ouest le jeudi 10 avril 2008.
Thierry SOMMELET - Caisse des depôts - Chef du Service Investissements
Etienne DUGAS - Vinci Networks - Directeur
Serge BERGAMELLI - Caisse des depôts - Directeur développement numérique des territoires
Alain SERIEYS - Sicoval - Vice président
Patrick PEIX - CAPLASER - Directeur Associé
Michel AUSTRUY - VEGA TECHNOLOGIES - PDG
Gérard HARDY - Tactis - Directeur Adjoint
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mardi 1 avril 2008
L'effet papillon.
Reprise du concept du jeu des dominos pour cette publicité WWF brésilienne.
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lundi 24 mars 2008
Quelques réflexions sur le Tibet....
L émeute du 14 mars à Lhassa trouve son origine dans les questions d'autonomie et d'identité mais aussi dans les problèmes économiques liés à l'écart de richesse croissant . Le Tibet reste en effet la région la plus pauvre de Chine et ses habitants se sentent tenus à l'écart de la politique de développement régionale insufflée par les autorités qui profite principalement aux immigrants venant d'autres régions chinoises.
Les dirigeants chinois redoutent depuis longtemps les conséquences de ces différences matérielles sur la stabilité sociale dans le pays. Aussi quand les manifestations au Tibet ont dégénéré en émeutes, leurs pires craintes se sont avérées fondées.
L'émeute du 14 mars à Lhassa, la capitale de la région que les troupes communistes ont envahie en 1950, a ses origines aussi bien dans les questions d'autonomie que dans le prix du pain.
Les deux problèmes sont pourtant inextricablement liés.
D'énormes subventions sont injectées dans la politique régionale par les autorités,elles créent la croissance. Mais le problème est que cette masse de croissance et de richesse creuse un fossé et un biais ethnique très fort dans le développement au sens où ce sont ceux qui parlent couramment chinois ou ont des connections chinoises qui sont privilégiés.
L'économie du Tibet, région montagneuse isolée, croît à plus de 12% par an depuis cinq ans. Mais l'écart de richesses entre les villes et les campagnes, qui est déjà un problème épineux à l'échelle de la Chine tout entière, y est encore plus accentué. L'inflation, qui atteint son plus haut niveau depuis onze ans en Chine, est en outre encore plus difficilement ressentie dans les régions à faible revenu. Même si sa situation s'est nettement améliorée grâce aux investissements chinois, le Tibet est essentiellement un pays à population pauvre.
Seulement 15% de la population a fait des études jusqu'au secondaire, contre plus de 60% pour le reste de la Chine, et la proportion d'illettrés dépasse 40%.
Les Tibétains des zones rurales, qui subsistent essentiellement grâce à l'élevage et l'agriculture, se rapprochent des villes en quête de travail. Mais leur manque de qualification risque de les laisser sur le bord du chemin. Il leur manque les qualifications requises pour les emplois dans un secteur des services en pleine expansion. C'est pour cette raison que beaucoup d'emplois du tertiaire sont pris par les immigrants des autres régions de Chine. Aussi les chinois Han sont souvent perçus comme ayant bénéficiés davantage de la croissance au détriment des tibétains. Ce sentiment d'être marginalisé a été accentué par l'ouverture d'une ligne de chemin de fer vers le Tibet en 2006, qui a grossi, selon ses détracteurs, le flux des Chinois Han.
Les Tibétains sont très conscients de ce qui s'est produit en Mongolie-Intérieure ou au Xinjiang ces dernières décennies. Un grand nombre de migrants chinois se sont installés et la population autochtone est devenue une minorité. Plus que d'infrastructures ou de financement extérieur, le Tibet a besoin d'un système éducatif plus développé et d'une formation adaptée. ll devrait aussi avoir son mot à dire sur la nature de son propre développement.
Les Tibétains bien intégrés et éduqués ne sont qu'une poignée, mais parmi le reste, il y a un très fort sentiment d'impuissance .C'est une poudrière qui ne demandait qu'à exploser.
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Bernard Plano
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Un revenant....
Me voici revenu auprès de vous après deux longs mois d'absence.....
Ne croyez pas que je vous avais oublié et négligé pendant cette période ou que je me sois désintéressé à la marche de notre planète. Mais tout simplement , je me suis consacré avec énergie et détermination à une compétition électorale, celle de ma réélection à la mairie de Lannemezan. Vous trouverez tous les éléments de cette campagne électorale rassemblés sur le blog que j'ai ouvert à cet effet : http://www.lannemezan2008.fr/ .
Bien que très occupé par cet objectif, je suis resté attentif aux bruits du monde : les bruits de la monnaie froissée et déchirée sur les marchés financiers par l'incompétence et la légèreté du système bancaire; les bruits des bottes chinoises au Tibet venant réprimer une réaction légitime des Tibétains voulant retrouver leur autonomie perdue il y a plus de 50 ans, ce que la communauté internationale n'aurait jamais du accepter à cette époque; les bruits provenant des soupirs de souffrance de tous les peuples et les individus opprimés dans le monde sans que les organisations internationales aient le courage ou les moyens d'agir sauf celui d'offrir à un ancien ministre français des affaires étrangères un poste de secrétaire général adjoint afin qu'il retrouve les attributs dignes de son rang ; des bruits ......encore des bruits qui m'ont bien confirmés que nous vivions sur la même planète mais dans des mondes tellement différents avec des situations tellement diverses et que le cheminement vers un monde plus tolérant et plus juste sera long , fastidieux et jamais terminé.
Durant l'exercice de mon mandat précédent, j'ai été confronté à bien de situations délicates et personnelles de certains de mes concitoyens qui m'ont toujours interpelé sur les différences de l'individu face à la vie. J'ai toujours pensé que c'était bien que la loi proclame l'égalité et la liberté et oeuvre pour leur mise en application; mais que la fraternité, pour laquelle la loi a du mal à légiférer, était la valeur la plus importante à déployer pour cheminer vers un monde meilleur. Cette campagne électorale m'a permis à nouveau de me confirmer l'importance du lien social que nous devons développer afin d'aider beaucoup à sortir de situations d'isolement , d'exclusion , de marginalisation. La considération, le respect et l'écoute sont déjà les premières valeurs à offrir pour consolider les premiers pas sur le chemin de la reconquête qui est bien personnelle pour chacun. Ce chemin ne peut s'élargir en voie principale que par la fraternité, qu'avec l'envie de partager et qu'à travers l'offre de solutions économiques pour beaucoup de situations.
Toute proportion gardée , il y a bien une réplique des situations au niveau mondial à celles rencontrées au niveau local. Pourquoi en serait-il autrement? En effet la mondialisation est un système global qui influence au plus profond des rapports sociaux-économiques de chaque collectivité.
A nous de savoir trouver les ingrédients qui nous permettront d'en être les acteurs plutôt que les figurants.
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Bernard Plano
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vendredi 4 janvier 2008
Que 2008 soit vôtre.......
Je suis sûr que vous avez pensé un instant que j'avais interrompu mon blog .
En effet , je ne l'ai pas alimenté en cette fin d'année 2007 tellement mes occupations et mes préoccupations m'ont accaparé. Ne voyez pas là un désintérêt aux thèmes qui me sont chers . Cette fin d'année a été le théâtre d'événements multiples qui menacent l'équilibre de la planète. Nous connaissions les risques environnementaux mais dans le mois de Décembre de nombreuses poudrières ont éclatées dans le monde et qui mettent à mal la stabilité mondiale . La liste des conflits ne cesse de s'allonger , nous pouvons citer le Kenya, la Mauritanie, l'Iran , le Pakistan, l'Algérie,le Nigéria, le Soudan......Le monde stable ne fait que diminuer.
Le monde devient petit pour les voyageurs recherchant la sécurité maximale. La démocratie et les droits de l'homme ainsi que les fondamentaux de l'environnement sont bafoués dans la majorité des pays de cette planète . Mais le plus désespérant , c'est ce regard permanent des médias pour les façades préfabriquées et pour les histoires "people" qui sont par ailleurs amplifiées par l'attitude de nos dirigeants politiques. Au lieu de se préoccuper réellement de ces problèmes , nous sommes sous un flot d'incantations positives où le " il y a qu'à , il faut qu'on..."est incontournable . Il est le moment de prendre des actions qui guériraient ce monde des virus de la tristesse , du fatalisme et de l'intolérance .
Les habitants de cette planète attendent qu' une impulsion soit donnée pour être heureux . Les réactions que nous voyons dans le monde ne sont que la conséquence de leur malheur et de leurs frustrations forgées durant les dernières années par l'indifférence, l'irrespect , le manque d'écoute , l'exploitation abusive des faibles par les forts . Aujourd'hui , ces déséquilibres nous font vaciller tous....sauf ceux qui sont encore persuadés que l'on en sortira la force . La force n'apporte toujours qu'un répit temporaire. Si les causes de ces déficits ne sont pas traités à la racine , l' expression de ces déséquilibres reviendront avec plus de force . Alors vous, les décideurs politiques de ce monde arrêtez les effets de manche et relevez-vous les manches pour, enfin, apporter des solutions à ce désarroi mondialisé et pour figurer à la "une" des journaux pour des motifs "to act for every people in the world" plutôt pour des motifs "people".
2007 a été l'année de la prise de conscience des dangers que nous encourrons si nous continuons sans changer nos modes de vie , que 2008 soit l'année qui nous amène ce sursaut d'actions généreuses qui nous fera combler tous les déficits que rencontre notre planète.
En attendant de nous retrouver autour de débats pour guider ensemble notre futur , permettez-moi de vous adresser tous mes meilleurs voeux de bonheur , de réussite et de sérénité pour 2008 .
Très cordialement.
Bernard Plano
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dimanche 25 novembre 2007
Les microbes vont nous aider......
L'avenir énergétique de l'humanité pourrait passer par le métabolisme d'un microbe. Pour le profane, l'hypothèse peut sembler incongrue. Selon Le Monde, elle ne l'est pas pour les chercheurs américains de l'université de Pennsylvanie qui viennent de mettre au point un dispositif d'électrohydrogénèse utilisant des bactéries capables de dégrader de la matière organique sous forme d'hydrogène (H2).
De tels processus de fermentation sont connus de longue date. Mais, en aidant les microbes par un apport d'énergie électrique, les scientifiques américains sont parvenus à en améliorer considérablement le rendement. Lorsqu'on fournit une molécule de glucose à ces bactéries, elles peuvent théoriquement donner un maximum de 4 molécules d'hydrogène. En apportant de l' énergie électrique au système, le rendement peut être tripler.
Les sous-produits de la fermentation du glucose ou de la cellulose , comme les acides acétique ou butyrique... ne sont pas dégradables par les bactéries, mais ils le deviennent si une tension électrique de moins de 1 volt est appliquée au substrat. Or ces acides sont les sous-produits de dégradation d'une large gamme de résidus organiques, issus des usines de traitement des déchets. Ils pourraient ainsi être transformés en hydrogène.
L'énergie fournie au système pour accomplir la dégradation complète du substrat en hydrogène coûte environ 40 % du gain énergétique réalisé sur les dispositifs dépourvus d'apport électrique. Mais le rendement demeure favorable . Le procédé produit sous forme d'hydrogène environ 2,9 fois plus d'énergie qu'il n'en a consommé sous forme électrique.
De nombreux obstacles sont à surmonter avant d'envisager une industrialisation du processus.
Pour que la fermentation ait lieu dans le réacteur, du platine doit être utilisé comme catalyseur. Mais ce métal noble est aussi rare que cher. Un autre inconvénient concerne la durée nécessaire pour produire, dans des conditions normales de température et de pression, 1 mètre cube d'hydrogène , actuellement il faut une journée entière. Une cadence de production qui pour le moment , minore l'intérêt du procédé. Mais je suis sûr que ces caractéristiques seront largement améliorées dans un proche futur et ce procédé viendra complété le panel des solutions que nous devrons déployées pour inscrire dans le cercle vertueux des énergies alternatives....
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dimanche 18 novembre 2007
Des espoirs.....
L'avenir de l'énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n'est pas l'atome, mais le soleil. Un groupe d'ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles où un colloque sera organisé le 28 novembre sur un des projets technologiques actuellement les plus ambitieux .
L'idée est forte et simple : l'énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l'on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l'Europe.
Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste.
Au niveau des études, le raisonnement est imparable . En effet Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète. L'énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh). Une quantité d'énergie si considérable que 1 % seulement de la surface des déserts suffirait pour produire l'électricité nécessaire à l'ensemble de l'humanité.
Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d'alimenter les pays riverains. Voire les pays européens.
Une étude allemande conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes. Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ?
La production d'énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci produit de la vapeur ,employée pour faire tourner des turbines, qui peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L'énergie résiduelle de la production d'électricité pourrait également servir, par un procédé de cogénération, à dessaler l'eau de mer .Ce dernier volet satisferait une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Reste le transport de l'électricité vers les pays du Nord. Malgré les inévitables pertes en ligne, il resterait avantageux, dans la mesure où l'irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l'on observe en Europe.
Le point-clé reste sa rentabilité économique.
D'après ses défenseurs de ce projet, celle-ci serait au rendez-vous. Pour l'instant, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis ou en Allemagne. De plus, elles s'installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d'un point de vue de gestion des terres exploitables, n‘est pas optimum. Par exemple, la centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d'espace est moins préoccupant. L'intérêt porté à ce concept par plusieurs compagnies d'électricité en Egypte, au Maroc et en Algérie est croissant
Ce dernier pays qui est détenteur d'un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d'un calendrier, qui sera mis en oeuvre par la compagnie New Energy Algeria. La première pierre d'une installation hybride a été posée le 3 Novembre .Cette installation comprend une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R'mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers une installation majoritairement solaire.
Le 13 novembre, une autre étape a été franchie, le dirigeant de la société New Energy Algéria a annoncé le lancement du projet d'une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne, ce qui serait le début du réseau entre l'Europe et le Maghreb qui transporterait de l'électricité solaire . L'Europe s'étant fixé un objectif de 20 % d'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Mais , les financements de la connexion Adrar - Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler. comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d'un réseau à haute tension entre le Maghreb et l'Europe. Pour ce dernier volet , je souhaite bonne chance aux promoteurs du projet face au lobby des associations dites écologistes qui veulent tout et leur contraire en même temps.
Le recours au soleil pourrait contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un projet est envisagé dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d'électricité avec une centrale solaire. Un autre imagine d'installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l'eau de mer , ce dernier permettrait de satisfaire une urgence pour la capitale Sanaa, qui sera confrontée à l'épuisement de ses réserves d'eau souterraine d'ici quinze ans , une problématique rencontrée par de nombreux pays du Sud
Le développement de l'énergie solaire pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l'énergie nucléaire cette dernière, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser une utilisation militaire.
Ce type de projet ouvre de nombreuses perspectives , personnellement me remplit d’espoirs.
Tout d’abord , il est la démonstration de la capacité de l’homme à réagir et à innover afin de créer et d’inventer son futur .Toutefois, il faudra que quelques conditions soient remplies. Le première est de ne pas trop tarder pour mettre ces solutions en œuvre car le temps presse La seconde est de vaincre l’inertie des puissances de l’argent facile qui , pour protéger leur position dominante actuelle, sont prêtes à tuer toutes initiatives qui ne s’inscrivent pas dans la logique du profit immédiat.
Ensuite , il est un espoir pour les pays du Sud qui , à travers ces initiatives, peuvent régler leur problème crucial d’approvisionnement en eau potable et valoriser leur richesse naturelle qui a été longtemps leur drame, à savoir le trop de soleil. Mais il faudra que la solidarité des pays riches soit au rendez-vous ainsi que la rémunération au juste prix de la richesse naturelle utilisée dans un nouvel état d’esprit de justice et de respect jusque là absent dans les rapports économiques Nord-Sud.
En France nous misons majoritairement sur le nucléaire pour notre développement énergétique, à court et moyen terme cette stratégie est gagnante .Mais je crains que nous mettions pas assez d’efforts dans les filières alternatives ,en particulier le solaire Quand il s’agira de réaliser des installations utilisant l’énergie solaire , il ne faudrait pas que notre industrie soit loin derrière l’industrie allemande comme c’est le cas pour la méthanisation actuellement.
Pour notre part à Lannemezan dans le cadre d’un plan d’énergies alternatives le solaire trouvera sa place au milieu d’autres initiatives telles que la méthanisation, la biomasse,le bois , l’hydraulique, l’éolien .Bien sûr dans notre cas , le solaire ne se déclinera pas à travers une centrale solaire mais à travers une ferme de panneaux solaires déployés sur des terrains impropres à l’exploitation dans le souci , mentionné ci-dessus , d’économiser les terres exploitables.
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jeudi 15 novembre 2007
Quelques nouvelles de la calotte glacière....
Le 19 Octobre dans l'article " Connaissez-vous l'Alberta" , je vous recommandais d'aller visiter la calotte glacière avant qu'elle ne disparaisse sous l'effet de l'activité industrielle de l'homme. Les choses s'accélèrent et le réchauffement climatique va venir faciliter son action dévastatrice impulsée par la course effrénée dans la recherche pétrolière et minière .
En effet quelques expériences scientifiques en cours le démontrent.
La dérive du voilier Tara dans les glaces arctiques se terminera avant Noël. Ce navire scientifique, qui mène des recherches pour le programme européen Damoclès d'étude de la banquise arctique, a effectué un trajet trois fois plus rapide que les modèles ne l'avaient prédit. Cela en raison d'une dérive transpolaire très rapide.
Damoclès, lancé en 2005 , est un projet pilote de l'Union européenne pour l'Année polaire internationale et a déjà permis d'établir que la fonte de la glace de mer en Arctique avait été exceptionnelle pendant l'été dernier et que l'épaisseur moyenne de la banquise n'était plus que de 1,5 mètre, au lieu des 3 mètres observés il y a trente ou quarante ans. La glace est plus jeune , moins comprimée et donc plus facile à faire fondre. A la mi-octobre , la période de formation de la banquise n'avait pas véritablement commencé, malgré l'arrivée de la nuit polaire.
Au rythme actuel, on peut craindre que la banquise arctique aura disparu en été dans les dix à quinze années à venir, soit beaucoup plus tôt que ne le prévoient les modèles climatiques qui envisagent plutôt cette disparition pour 2050..
Les scientifiques estiment que la disparition de la glace de mer en été aura pour effet d'accélérer le processus de réchauffement, car l'énergie solaire incidente ne sera plus réfléchie par la glace vers l'espace.
Les études menées dans le programme Search, a démontrée que la glace d'eau douce qui recouvre le Groenland, dont l'épaisseur peut atteindre 3 000 mètres, commence à fondre en surface et sur les pourtours de l'île. Or l'arrivée d'eau douce a pour effet mécanique de relever le niveau de la mer.
Cette élévation pourrait atteindre un mètre, voire plus, à la fin du siècle, soit davantage que les prévisions du Groupement intergouvernemental sur l'évolution du climat qui table sur une élévation maximale de 59 centimètres .
Si certains doutaient encore du réchauffement climatique en ne signant pas le traité de Kyoto ou en écrivant des livres contradictoires , ils auront à rendre compte à leurs descendants ne pas avoir tenter d’enrayer un phénomène qui semble irréversible. J’espère que le Grenelle de l’environnement ne sera pas un effet de manche mais bien le lancement d’une prise de conscience collective qui entraînera une mobilisation des idées,des actions et des initiatives pour inverser ou tout au moins stabiliser ces faits est plus que nécessaire actuellement.
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Bernard Plano
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mercredi 14 novembre 2007
Universellement seul.......
L’univers porte en lui l'espérance de la vie. Ces dernières années, plus de 200 planètes ont été découvertes au delà de notre système solaire. Parmi elles, identifiée récemment Gliese 581c est potentiellement habitable. Parmi des milliards d’autres , notre galaxie contient 200 à 300 milliards d'étoiles et nombre d'entre elles identiques à notre Soleil sont environnées de planètes. Ce serait bien le diable si l'une de ces planètes ne portait pas, au moins, quelques traces de vie. Il reviendra aux satellites français Corot, lancé fin 2006, et américain Kepler de mettre en évidence de telles planètes autour des étoiles les plus proches de notre galaxie.
Une telle découverte marquerait une étape décisive. L'existence d'un deuxième exemple d'apparition de la vie dans l'Univers suffirait pour démontrer que notre cas n‘est pas singulier.
Mais de quelle vie s'agira-t-il ?
Sera-t-elle plus ou moins évoluée ?
Saurons-nous la reconnaître?
Pourrons-nous communiquer avec elle ?
Autant de questions pour lesquelles tout un chacun aimerait connaître enfin une réponse ou tout au moins une piste d’explication crédible.
La création de l'Univers remonte à 13,7 milliards d'années selon la théorie du Big Bang . Notre système solaire est né il y a 4,4 milliards d'années. La vie sur Terre est apparue un milliard d‘années après sa formation .Entre ces dates, de nombreuses planètes équivalentes à la nôtre ont pu être le siège de l'apparition de bactéries capables d'évoluer vers des systèmes intelligents. L'existence de civilisations très avancées car très antérieures à la nôtre est donc plausible. Il n'est pas impossible d'imaginer que la vie soit apparue sur quelques-unes des planètes extrasolaires avec des millions d’années d'avance sur le développement de la vie sur Terre. Alors pourquoi pas une rencontre du troisième type? Mais comment la mettre en évidence?
La première piste est la recherche active d'une intelligence extraterrestre aussi supérieure que lointaine. L'étoile extrasolaire la plus proche de nous est située à 4,4 années-lumière de la Terre et celle dont dépend la planète Gliese 581c est à 20,5 années-lumière. Un message radio se propage à une vitesse proche de celle de la lumière , aussi ce message mettra respectivement 4,4 et 20,5 années pour atteindre les civilisations qui s'y trouveraient. Au mieux, la réponse arriverait donc neuf ans après la question pour la première et quarante et un ans pour la seconde.
Ces difficultés n'ont pas découragé les promoteurs de plusieurs projets utilisant des radiotélescopes , sans résultat pour le moment.
Faut-il alors se rendre sur place ?
Il est envisageable dans un avenir à moyen terme, en approchant les limites imposées par la physique, d'atteindre une vitesse dix fois inférieure à celle de la lumière, soit 30 000 km par seconde". Cette vitesse donnerait un voyage de 44 ans pour rejoindre la planète extrasolaire la plus proche et deux siècles pour atteindre Gliese 581c. La durée des missions dépassera celle de la vie humaine, on peut imaginer que ce seront les descendants des membres des équipages qui parviendront à destination. A condition, bien sûr, de vraiment le vouloir.
La seconde piste inverse la contrainte du voyage. Des extraterrestres, dont la civilisation serait très largement en avance sur la nôtre, pourraient avoir réussi à aller plus vite que la lumière ou bien à courber l'espace-temps . Ce sont les deux seuls moyens que nous puissions imaginer actuellement pour réduire la durée des vols spatiaux. Dès les années 1950, le physicien Enrico Fermi avait énoncé le paradoxe découlant de cette hypothèse : si des extraterrestres sont en mesure de venir jusqu'à nous, nous devrions les voir. Or nous ne les voyons pas.….
Non pas que les témoignages fassent défaut. Au contraire,ils ne cessent d'affluer au Geipan (Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés) .2 600 cas d'observations ont été enregistrés en France dans les trente dernières années, dont 460 sont considérés comme des phénomènes aérospatiaux non identifiés. Parmi ce dernier nombre, 10 à 20 cas présentent une très forte présomption de l'implication d'un objet matériel tel qu'un vaisseau. Ces observations mentionnent des traces sur le sol , la détection de l'objet sur les écrans des radars ou le comportement intelligent de l'ovni suivi par des pilotes professionnels.
Alors pourquoi aucune trace physique de ces visiteurs n'a-t-elle jamais été retrouvée ? On imagine les extra terrestres petits, verts ou plus ou moins monstrueux .S'ils existent, ils sont peut-être infiniment différents de nous. Cela ne les empêcherait pas de prendre l'initiative , forts de leur avance, de communiquer avec nous. Mais encore faudrait-il qu'ils trouvent un intérêt quelconque à ce dialogue. A ce stade, tentons une analogie avec nos scientifiques qui étudient bon nombre d’animaux sans avoir envie de communiquer avec ces derniers! Soyons encore plus osé ! Nous pouvons très bien être l’animal de quelque anthropologue extraterrestre dont nous ne comprenons pas le programme de recherche.
Face à ces deux alternatives , si nous voulons espérer nous sentir moins seuls dans l'Univers. Il nous faudra compter avant tout sur nos propres facultés d'observation et les développer.
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mardi 13 novembre 2007
Trou noir....
Des astronomes américains de la NASA ont découvert un trou noir géant d'une taille sans précédent, équivalent à une masse d'au moins 24 fois celle de notre soleil; Cette découverte fait voler en éclat le record établi le 17 octobre, concernant la mise en évidence d’un trou noir de 16 fois la masse de notre soleil dans la galaxie M33.
Qu’est-ce un trou noir?
Les trous noirs absorbent toute la matière et ont une masse tellement grande que la lumière ne peut s'en échapper. Les astrophysiciens les détectent en mesurant leurs effets gravitationnels sur d'autres objets proches ainsi que les radiations qu'ils émettent. Ce nouveau trou noir est situé près de la galaxie naine IC 10 à 1,8 million d'années-lumière de la Terre, dans la constellation de Cassiopée. Il appartient à la catégorie de ceux formés avec la mort d'étoiles très massives, dont la masse est généralement d'environ dix fois celle de notre soleil. Les trous noirs qui se forment à la suite de la destruction d'étoiles apparaissent beaucoup plus importants qu'on pouvait l'imaginer.Toutefois, ces trous noirs restent très modestes comparés à ceux qui se trouvent au coeur des galaxies.
Comment a-t-on pu mesurer les caractéristiques de ce trou noir ?
La masse du trou noir stellaire géant a pu être mesurée grâce à une étoile très chaude toute proche. Cette étoile éjecte des gaz qui tournent en spirale vers le trou noir et émettent de puissant rayons X avant d'être engloutis. C’est l’observation des caractéristiques physiques de ce phénomène qui a permis à la suite de calculs complexes de la définir .
Vous pouvez vous poser la question : pourquoi nous parle-t-il de ce sujet ?
Je vous avais averti que dans ce blog, je vous ferais par de mes émotions et de mes interrogations . En effet je porte un intérêt permanent à l’exploration de l’univers depuis mon enfance . La soif de mieux comprendre sa formation m’a fait dévoré de nombreux ouvrages et m’a ,certainement, conduit à travers un cheminement de vie à consacrer plus de 20 ans de ma carrière aux activités spatiales. Par ailleurs malgré de longs moments de réflexions et d’études , je doute encore de la théorie du Big Bang comme explication à la naissance de notre univers car je suis dans l’incapacité d’ imaginer un instant le néant mais aussi l’infini. J’éloigne souvent de moi cette pensée obsessionnelle qui rend inconfortable mon esprit cartésien pour épouser le confort intellectuel d’ explications plus irrationnelles.
Cet intérêt à ces questionnements qui ont habité la plupart des générations et des civilisations me fait encore plus relativiser l’impact des mesquineries ou des perfidies que je dois affronter quelquefois pour me tourner uniquement et résolument vers les approches positives qui ne manqueront pas de satisfaire quelques uns , j’espère le plus possible, souhaitant réaliser un chemin heureux au milieu de cette immensité de doutes et d’incertitudes.
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Bernard Plano
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mercredi 31 octobre 2007
La Chine et les jeux olympiques....
Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, les Jeux Olympiques 2008 de Pékin font un effort impressionnant sur le plan environnemental. Les soucis qui demeurent, concernent la pollution atmosphérique, les émissions de gaz à effet de serre, la sensibilisation du public et le besoin d'accroître l'utilisation des transports en commun.
L'accueil des jeux s'avère être un catalyseur pour accélérer des améliorations environnementales à travers la ville tandis que Pékin s'efforce à trouver un équilibre entre une croissance économique rapide souvent à deux chiffres, la santé et la protection de l'environnement.
Les 12 milliards de dollars dépensés par la municipalité et le gouvernement chinois, semblent avoir été bien utilisés, et le seront encore mieux si les leçons apprises et des mesures adoptées sont appliquées par les municipalités à travers le pays afin de laisser un impact véritable et durable dans tout le pays entier. Les mesures environnementales, prises en compte, couvrent la gestion des ordures et des systèmes de transport plus propres, le traitement de l'eau et de nouvelles ceintures vertes urbaines comprenant un parc forestier olympique de 580 hectares. On pourrait recommander au Comité d'organisation des jeux olympiques de Pékin d'accélérer l'élimination progressive des produits chimiques dégradant la couche d'ozone.
Une innovation intéressante est l'utilisation répandue dans les stades de systèmes de pompes à chaleur pour fournir aux bâtiments de la chaleur en hiver et la climatisation en été ". L'énergie solaire également est utilisée de manière intensive dans les stades et au village olympique. Les organisateurs ont développé des plans pour réutiliser et recycler ces li
eux à la fin des jeux. Cependant quelques points négatifs persistent et des occasions manquées peuvent encore être rectifiées. Certains sont spécifiques aux jeux eux-mêmes d'autres liées aux défis affrontés par la ville de Pékin, en général, dans ses efforts de réduction de la pollution et de poursuite d’une stratégie durable. Pollution atmosphérique un point crucial….La qualité de l'air est parmi ces points négatifs cruciaux. Les autorités de Pékin et les autorités chinoises ont déplacé et relocalisé les principales industries polluantes avec une transformation des sources d'énergie à origine CO2 vers des carburants moins polluants comme le gaz naturel, ainsi une bonne partie du parc d’autobus, de taxis a été détruite pour être remplacée par des véhicules fonctionnant au gaz naturel comprimé et répondant à des normes d’émissions plus rigoureuses. Entre 2000 et 2006, les concentrations des polluants atmosphériques ont baissé. Mais avec plus de 1000 nouvelles voitures enregistrées par jour et avec le charbon demeurant la principale source d'énergie, la pollution atmosphérique reste très élevée. De plus la situation géographique de la ville aggrave le problème. Les chaînes de montagnes, entourant Pékin, bloquent la circulation de l'air et empêchent la dispersion des polluants. Il faut rajouter à ce constat le problème des orages de poussière fréquents sur Pékin. Au printemps 2006 la ville a connu 18 orages de poussière. Les compensations des gaz à effet de serre sont encore à proposer…..Une occasion manquée concerne la compensation des gaz à effet de serre. Les Jeux Olympiques d'hiver de Turin en 2006 ont compensé l'excès de dioxyde de carbone en finançant des projets d'énergie préservant l'environnement dans les pays en développement. L'initiative verte de la coupe du monde FIFA 2006 avait adopté. La compensation du carbone est de plus en plus un dispositif adopté par les organisateurs des événements importants. Il n'est pas trop tard au comité d’organisation des jeux de Pékin de déclarer ouvertement leur engagement sur le changement climatique et les compensations qu’il compte proposer. Les transports en commun ne sont pas optimisés………Une autre préoccupation porte sur la sous utilisation du réseau croissant de transport en commun de la ville. Pékin a récemment installé 16 kilomètres de lignes rapides de transport par autobus donnant au système une capacité totale de 100 000 passagers par jour. Deux lignes supplémentaires sont en construction. Pékin augmente également les lignes de rail en surface et souterraines avec quatre d'entre elles déjà achevées et quatre autres, y compris la ligne olympique, actuellement en construction. Le gouvernement chinois indique que les huit lignes auront une capacité de presque quatre millions de personnes par jour.La capacité globale de transport public de la ville de Pékin est de 19 millions de passagers par jour, pourtant elle est sous utilisée à concurrence d'environ 8,5 millions de passagers quotidiennement. Les autorités locales sont invitées à
adopter des mesures et des incitations pour utiliser ces capacités afin de contribuer à établir à la qualité de l'air. Cependant, Pékin a déjà réalisé beaucoup, quand on pense aux énormes défis auxquels fait face l'une des économies se développant le plus rapidement au monde. De nombreux projets clés de "verdissement" sont au centre du dispositif parmi lesquels le projet "vert" olympique incorporant 20 sites, le village olympique et les 760 hectares du "parc forestier". Des avancées marquantes …….Dans l’énergie, l'énergie solaire est utilisée comme moyen d'éclairage des pelouses, des cours et des rues à plusieurs endroits comprenant le village olympique. Dans le stade de base-ball de Feng Tai par exemple un système photovoltaïque de 27 kilowatts fournit l'énergie au bâtiment. Le stade national, où se dérouleront notamment les compétitions d'athlétisme et de football, est éclairé par un système photovoltaïque de 130 kilowatts. Le chauffage solaire, la technologie géothermique et de pompe à chaleur, est intensivement déployée par exemple au Centre vert olympique de tennis. Au village olympique de 400 000 mètres carrés, l'eau reprise de l'installation de traitement d'eaux d'égout de Qinghai est utilisée pour le chauffage et les systèmes de refroidissement ; autour de 60 pour cent d'économie électrique est prévue. D'autres technologies d'économie d'énergie incluent le déploiement de membranes translucides dans les plafonds et les murs du centre Aquatique national ou pour permettre un éclairage naturel.Selon le rapport ,la variété de solutions d'énergie propres et d'économie d'énergie utilisées par les concepteurs des locaux des jeux de Pékin fournit un démonstration avant-gardiste et une inspiration pour le futur. Dans les transports les organisateurs ont une stratégie offrant des transports gratuits en commun aux spectateurs ayant des billets pour les diverses manifestations olympiques . Un total de 5000 véhicules comprenant des voitures, des mini vans et de petits autobus seront déployés, lesquels véhicules, d'après les organisateurs répondent aux normes modernes de contrôle d'émission de gaz. Seuls 400 seront alimentés au gaz naturel, et le reste au diesel. Dans ce domaine il existe des possibilités considérables pour améliorer la flotte de véhicule , en adoptant des véhicules à carburant plus propre.Dans le traitements de l'eau et des déchets. Des investissements considérables ont été faits dans le traitement de l'eau et des eaux d'égout, la collecte des eaux de pluie et les systèmes d'irrigation. L’utilisation de matériaux et produits chimiques respectant l'environnement et ne dégradant pas la couche d'OzoneLes organisateurs ont fait de large utilisation d'un composé à base de plastique recyclé et de bois pour décorer des façades et les planchers afin de réduire la demande en bois de construction. Les organisateurs ont réalisé "un accomplissement extraordinaire" en évitant l'utilisation des produits chimiques qui endommagent la couche d'ozone dans les équipements et les lieux de jeux et pour des équipements tels que les climatiseurs, les unités de réfrigération et les systèmes de lutte contre les incendies.Le tétrachlorure de carbone et le chloroforme méthylique, - deux substances préjudiciables à la couche d'ozone – ont été interdits pour des usages tels que la blanchisserie et le nettoyage de circuits électroniques.Une attention sur les aménagements verts
Les organisateurs ont fait de l'aménagement de parcs , une priorité pour les sites des jeux, plus spécifiquement pour le jardin olympique où des espèces résistantes à la sécheresse et d'espèces sauvages ont été plantées.Un parc olympique de plus de 580 hectares a été établi dans la ville avec des collines et des jets d'eau. Il sera protégé, et servira de "poumon vert" aux villes environnantes et au village olympique qui deviendront un secteur résidentiel après les jeux.
Un effort particulier sur l’éducation et la communicationLes organisateurs ont répandu le concept de Jeux Olympiques verts à travers une variété de mesures en coopération avec les ministères, le conseil municipal, les groupes environnementaux, les écoles, le secteur privé et les communautés locales.Plus de 550 écoles dont 200 de Pékin ont été jusqu'ici nommées comme écoles modèles olympiques où des valeurs olympiques comprenant l'environnement sont favorisées. Les écoles primaires de Pékin participent à l'opération "préservation d'un baril d'eau cet été" pour promouvoir l'économie de l'eau.D’autres initiatives ont été prises pour favoriser la compréhension de l'environnement dans les ménages et les communautés.Une autre initiative est l'exposition itinérante "Proche de la nature" qui favorise la sensibilisation à l'environnement et à l'habitat des mascottes de ces jeux olympiques : le poisson, l'antilope tibétaine, l'hirondelle et le panda.
La Chine est le second pollueur du monde derrière les Etats-Unis.
Ces jeux olympiques tombent à pic pour créer une prise de conscience pour le monde entier de cette réalité et pour la Chine,devant l’obligation de respecter le cahier des charges du Comité Olympique, d’entamer le début d’un cercle vertueux dans le respect des règles environnementales……
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mardi 30 octobre 2007
Les télécommunications et l'Afrique...
Lors de mes voyages professionnels en Afrique , j’ai pu constater l’insuffisance de ce continent en matière de connexions Internet. Ce déficit ralentit le développement des entreprises africaines Les services Internet haut débit nécessaires aux entreprises , aux pouvoirs publics et au grand public sont soit très chers , soit inexistants en Afrique . Moins de 4% des Africains ont accès à Internet et la pénétration du haut débit est inférieure à 1%. Ce constat pour l’Internet est à prolonger pour les réseaux mobiles. Pour ces derniers la situation est meilleure mais doit être améliorer.
Partout où des réseaux mobiles ont pu être mis en place, une accélération de la croissance économique a pu être observée, profitant de l'intensification et de la rapidité des échanges. D'autre part, pour que l'Afrique rattrape son retard en matière d'accès à Internet, tous les regards se tournent désormais vers les réseaux de téléphonie mobile, offrant une mise en oeuvre bien moins coûteuse que l'installation de lignes fixes.L'industrie mobile va investir pendant les cinq prochaines années plus de 50 milliards de dollars en extensions de réseaux en Afrique sub-saharienne, avec pour objectif de couvrir plus de 90% de la population et de permettre l'accès à Internet et à des services multimédia.A mesure que les gouvernements ont progressivement libéralisé leurs sociétés de télécommunications depuis le début des années 2000, l'industrie mobile a déjà investi 35 milliards de dollars et permis l'accès à des réseaux de téléphonie sans fil à plus de 500 millions de personnes ( soit 67% de la population ). Il est généralement admis que l'augmentation de 10% de la couverture mobile d'un pays permet d'augmenter la croissance annuelle de son PIB de 1,2%.Il s'agit maintenant d'aller au-delà des 150 millions d'abonnés africains pour toucher les 350 millions de personnes sous couverture mobile mais ne pouvant s'offrir un téléphone portable. Par les investissements massifs, l'industrie mobile veut réaliser les économies d'échelle qui permettront de proposer des terminaux et des abonnements abordables pour ces populations.Mais pour y parvenir, il est urgent que les gouvernements africains libèrent les portions de spectre de fréquences nécessaires, en particulier la bande comprise entre 750 et 862 MHz. Cette portion de spectre offre des avantages de portée, permet le limiter le nombre de stations-relais à installer et assure une meilleure réception en intérieur.Les gouvernements africains devront réviser leur politique en matière de télécommunications pour réduire les contraintes réglementaires qui pèsent sur le déploiement des services mobiles en Afrique.
La prise de conscience de ces besoins est faîte et les professionnels des télécommunications veulent y remédier . Cette volonté permettra d’amener ce continent dans le cercle vertueux d’un développement maîtrisé qui permettra de réduire la pauvreté de ses populations.
Ce déficit de télécommunications s’il est crucial en Afrique , il est encore critique en France où l’effort doit être prolongé inlassablement afin de supprimer les fractures numériques. A Lannemezan où la situation est correcte pour le public , elle n’est pas encore totalement satisfaisante pour les besoins de développement de certains domaines tertiaires et nous allons nous attacher à déployer des fibres optiques qui permettront le développement d’activités tertiaires "gourmandes" en haut débit comme le e-commerce………
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lundi 29 octobre 2007
Quelques nouvelles de l'Alberta....
Souvenez-vous ! Le 19 Octobre je vous parlais du désastre écologique qui menace l'Alberta , province de l' Ouest du Canada. Ce territoire vient de décider d'alourdir les royalties sur le pétrole extrait des sables bitumeux de cette province , bien sûr les "majors" du secteur pétrolier n'admettent pas ce tour de vis et crient au scandale....
En parlant de scandale , on peut s'interroger : où est-il ?
Certainement pas chez les habitants de cette province qui la voient se défigurer tous les jours bien que certains profitent de la manne économique !
Certainement pas chez les habitants de cette planète qui constatent que les tonnes de CO2 s'accumulent au-dessus de leurs têtes et bouleversent leur environnement de "survie"; qui constatent que les profits énormes réalisées par ces "majors"ne sont pas réinvestis ( ou pas suffisament) dans les énergies alternatives et dans l'évolution du moteur à explosion , vieux de 150 ans, ou dans son remplacement par un moteur propre basé sur des nouvelles énergies comme l'hydrogène par exemple. Ces actions sont peut-être entreprises mais on ne les connait pas et ne sont pas vulgarisées ! Je pense que nous serions prêts à attendre et à subir encore ces agressions , si un calendrier des actions de récupération de la situation était partagé .
En attendant que ces voeux pieux puissent être entendus et pris en compte, la province d'Alberta va engranger des pactoles , à ce stade je ne peux que formuler le voeu (encore ) que ces sommes seront réinvesties dans les actions préparant les lendemains qui déchantent.....L'an passé , cette province avait encaissée 9.5 milliards de dollars de royalties . La réforme annoncée sur le système de redevances sur le gaz et le pétrole va rajouter 1.5 milliards de dollars. On peut comprendre que le premier ministre de cette province , le conservateur Ed Stelmach déclare: "Les Albertains auront ainsi leur juste part ".
Les majors de Shell à Conoco Philips en passant par PetroChina sont tombés des nues devant cette décision et ont commencé des actions d'intimidation en menaçant de freiner leurs investissements. En effet , ils avaient amplifiés leurs investissements dans cet eldorado qui leur a apparu plus stable que ceux de la Russie et de l'Amérique latine où se développe le nationalisme, ce que l'on peut admettre quand on est convaincu que la richesse d'un pays appartient avant tout à ces habitants. Trop de mauvaises habitudes ont été prises dans le passé à travers l'impérialisme ! Ces réactions sont exprimées vis à vis d'un premier ministre conservateur car les majors pensent qu'il doit épouser les pratiques du profit abusif alors que face à Hugo Chavez ils font le dos rond car ils connaissent sa détermination proche du point de non-retour potentiel....
J'ai toujours pensé que la mondialisation amenait une complexité accrue dans les relations à tous les niveaux et qu'un événement local pouvait amener une perturbation dans une partie du globe insoupconnée....nous en avons là un petit échantillon!
L'Alberta produit plus de 1 million de barils par jour , une production qui doit tripler en 2015, sauf si cette réforme fiscale ne ralentit pas cette envolée . Ce qui ne serait pas au regard de l'environnement une catastrophe.....
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jeudi 25 octobre 2007
Notre pétrole.......
Dans le domaine énergétique, nous vivons un brassage des cartes sans précédent. A l'échelle de la planète, la prise de conscience de la nocivité et du caractère limité des hydrocarbures devient un sens commun. De nouvelles sources d'énergies vont émerger et créer les pôles de richesses du 21° siècle.
Tout le monde y va de son favori : le solaire, l'éolien, la biomasse,le bois, la géothermie, l'hydraulique , le nucléaire, l'hydrogène.....La réalité , c'est qu'il faudra combiner avec ce panel d'énergies car aucune aura la capacité à satisfaire la demande globale.
Prenons quelques exemples!
C'est ainsi que la fabrication d' éthanol à partir des céréales est limitée en quantité à cause des besoins alimentaires et du déficit en terres agraires. Face à ce constat , on peut constater le rôle stratégique de la production d' éthanol à partir de la canne à sucre , production bien plus efficace et bien moins polluante que la production à partir des céréales. Le Brésil et quelques îles des Caraïbes ont devant eux un avenir radieux que la découverte de la betterave à sucre avait obscurci.
Dans cette redistribution des cartes, la France est aujourd'hui le Brésil des pays développés grâce à son programme électronucléaire. En effet l'énergie nucléaire civile a pâti à l'échelle mondiale de la mauvaise image du nucléaire militaire, pour cette raison de nombreux pays se sont éloignés de cette énergie , comme l' Allemagne , les Etats-Unis,...Aussi la France s'est retrouvée absolument seule à miser tout son développement énergétique sur ses centrales nucléaires. De sorte que le savoir-faire français, techniquement inégalé en matière nucléaire, est sollicité de toutes parts.
Ce nucléaire est , aujourd'hui, notre pétrole. Cette richesse épargnée ou générée par cette industrie est équivalente à la rente dont ont bénéficié la Norvège et l'Angleterre avec les champs pétrolifères de la mer du Nord. Une autre fois ,on analysera les raisons historiques de ce miracle français.
Ce miracle ne doit pas nous faire oublier que cette aubaine a ses limites, comme par exemple notre dépendance au minerai d'uranium. Aussi nous nous devons d' investiguer toutes les formes d'énergies renouvelables et propres.
Nous oeuvrons à Lannemezan pour qu 'à l'orée de 2010 une production de ces énergies soit opérationnelle à travers un panel composé d'éolien, de solaire, de méthanisation, d'énergie bois, de biocarburants. L'excellence environnementale aux services de notre développement et de nos besoins énergétiques.......
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mardi 23 octobre 2007
Merci Lino
Par ce petit mot, je voudrais rendre un hommage à un des acteurs dont j'ai été un inconditionnel et je demeure. Il fait partie des acteurs à gueule, ceux de l'ancienne génération comme Gabin. Il jouait aussi bien les voyous que les justiciers, ce qui prouve tout son talent. C'était un homme droit et charismatique. Je me rappelle le jour de sa mort et de ma tristesse. Les projections de ses films ont été et sont encore des moments de plaisir et pour certains d'émotions , tellement ces scénarii étaient des histoires , souvent "d'hommes ", fortes et sincères. Quasiment tous les films dans lesquels Lino Ventura a joué, ont été pour moi des instants particuliers. Aussi à ce stade, je veux citer les films qui m'ont apporté le plus d'émotions. Rappelons-nous Le Ruffian de José Giovanni avec Bernard Giraudeau et Claudia Cardinale ; Garde à vue de Claude Miller avec Michel Serrault et Romy Schneider ; Adieu, poulet de Pierre Garnier-Deferre avec Patrick Dewaere et Victor Lanoux; L'emmerdeur de Edouard Molinaro avec Jacques Brel ; Le Silencieux de Claude Pinoteau : Le Rapace de José Giovanni ; Le deuxième souffle de Jean-Pierre Melville avec Paul Meurisse ; Cent mille dollars au soleil d'Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo et Bernard Blier ; Les Aventuriers de Robert Enrico avec Alain Delon......
La liste des partenaires à l'écran de Lino, dans laquelle il ne faut pas oublier Jean Gabin dans " Touchez pas au grisbi" est impressionnante, il a joué avec les plus grands et on imagine bien la vie intense de Lino Ventura, une expérience exceptionnelle dont il avait su tirer toutes les leçons. Il nous apparaissait évoluer dans la vie avec sérénité, avec simplicité et sans déviance comportementale souvent attachée aux stars.
Merci Monsieur Lino pour ces moments de bonheur que je vais renouveler en revoyant quelques morceaux choisis de vos nombreux films....
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lundi 22 octobre 2007
Un peu de sérénité enfin......
Airbus a livré son premier A380 à Singapore Airlines à Toulouse
.....et beaucoup rajouteront avec 18 mois de retard et en pleine affaire de délits d'initiés au sein de sa maison mère EADS.
Je voudrais retenir trois réactions qui montrent bien combien cet événement revêt une étape importante pour l'entreprise Airbus , pour les équipes ayant achevé un challenge technologique remarquable , pour le marché aéronautique qui se voit proposer un avion de "rupture". Avez-vous remarqué comment la presse a couvert l'événement?
Peu !
Bien sûr, c'est bien plus vendeur médiatiquement de vilipender que de reconnaître les aspects positifs . Personnellement je veux féliciter ces hommes pour leur réalisation ; eux qui injustement ont attaqués dans un amalgame technico-financier qu'ils ne méritaient pas. Bravo ,vous la tenez votre revanche et vous allez continuer à nous le démontrer dans les livraisons à venir et dans le développement de nouveaux avions comme A350.
"C'est un grand jour pour tout le monde. Cela montre que l'entreprise est en train de repartir. Nous sommes heureux de montrer que nous avons un gagnant", a déclaré le patron de EADS, Louis Gallois, en marge de la cérémonie, refusant de parler des affaires, pour "ne pas gâcher la fête".
Thomas Enders, PDG d'Airbus, quand à lui à remercier "les ingénieurs, techniciens et membres du personnel" ainsi que les clients et les sous-traitants.
"Avec la livraison d'aujourd'hui, nous ouvrons un nouveau chapitre dans l'histoire de l'aviation civile", a dit Chew Choon Seng, patron de Singapore Airlines, qualifiant de 'passé', le rival de l'A380, le 747 de l'américain Boeing.
Pourquoi l'A380 est un avion de rupture?
La version livrée de cette A380 est particulièrement luxueuse et spacieuse, configurée avec 471 sièges seulement. En aménagement standard, le super-jumbo A380 peut transporter 525 passagers et jusqu'à 853 en version charter. Il est destiné à défier le Boeing 747 opérationnel dans les airs depuis 1970, et offrant dans sa version élargie 450 places.
Cet appareil effectuera son premier vol commercial le 25 octobre en ralliant Sydney.
Quels sont les problèmes rencontrés durant le développement de l'A380?
La livraison de l'A380 a été repoussée en raison de problèmes d'industrialisation, en particulier dans l'assemblage des câbles électriques. Ces difficultés ont mis en lumière le manque d'intégration entre les différents sites de production d'Airbus. La simplification de la direction franco-allemande en est la conséquence.
Quelles sont les prochaines étapes?
Concernant le calendrier de livraisons,la nouvelle direction se montre confiante mais prudente et humble à la fois. Toute la compagnie est mobilisée pour tenir le calendrier de livraison, à savoir 13 l'an prochain, 25 en 2009, 44 en 2010. La montée en régime sera une période extrêmement tendue.
Qelles sont les perspectives commerciales et économiques pour l'A380?
L'avion totalise à ce jour 189 commandes fermes et engagements d'achat émanant de 16 clients, principalement du Golfe, d'Asie et d'Europe.
En raison des retards et des surcoûts, le seuil de rentabilité du programme est passé de 270 à 420 exemplaires au prix catalogue de 319,2 millions de dollars.
Les espoirs commerciaux de l'A380 sont fondés sur le développement des liaisons entre grands aéroports. Boeing parie en revanche sur les vols directs avec son futur long-courrier Dreamliner B787, dont la date de mise en service vient d'être repoussée de six mois à décembre 2008. Sur ce créneau, l'A350 XWB d'Airbus ne sortira qu'en 2013.
Je suis persuadé que le succés d'aujourd'hui, la tenue des futures livraisons et le succés opérationnel des premiers compagnies exploitant l'A380 amèneront le succés commercial de cet avion de"rupture"qui permettra d'atteindre rapidement le seuil de rentabilité de cet investissement.
Cet objectif de rentabilité sera obtenu par la mobilisation des équipes et également par une réévalution des provisions pour risques qui ont été retenues au moment de la prise en compte des problèmes l'année passée.
Je voudrais revenir sur les accusations de délit d'initiés largement attribuées à l'ensemble d'une importante équipe managériale, ce lynchage réalisé par les pouvoirs politiques et médiatiques est trop facile et trop démagogique. L'analyse est beaucoup plus simple et arrêtons de diaboliser ces hommes qui nous démontrent leur talent et leur engagement dans leur travail . Imaginez - vous un instant travaillant comme cadre supérieur dans cette entreprise! Vous savez par expérience que des projets comme l'A380 finissent bien mais avec du retard , de plus la bourse de Paris valorise l'action à un niveau jamais atteint depuis la création de l'entreprise , enfin vous avez des engagements financiers à assumer....Que faites-vous ? Je suis sûr que vous exercez vos stock-actions car vous pensez bien que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.........
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Bernard Plano
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dimanche 21 octobre 2007
Biocarburants
Dans des précédents écrits je vous mentionnais tout l'intérêt que je portais à l'action du président Lula au Brésil ainsi qu'au développement des énergies renouvelables et à celui de l'Afrique.
Aussi je n'ai pas pu rester insensible à l'appel que le président brésilien a fait à l'Afrique "de se joindre à la révolution des biocarburants" pour démocratiser l'accès à l'énergie, lors d'une visite au Burkina Faso, première étape d'une tournée dans quatre pays africains.
Il s'exprimait dans le cadre d'un "Colloque international sur la démocratie et le développement en Afrique".
"Nous pouvons ajouter une nouvelle source d'énergie capable de répondre aux besoins économiques et sociaux d'Afrique", a poursuivi le président Lula, dont le pays est devenu le premier producteur mondial d'éthanol. "L'éthanol et les biocarburants sont une alternative énergétique à une planète menacée par les effets du changement climatique , nous pouvons combattre l'impact du réchauffement climatique qui affecte plus les pays pauvres", a-t-il encore assuré.
De nombreux pays africains, comme l'Afrique du Sud, le Sénégal, .. ont lancé ces dernières années des projets de production de biocarburants, mais ces projets sont restés au stade des idées et peu de réalisations ont pour l'heure vu le jour à travers le continent africain.
Toutefois cet élan pour les carburants alternatifs fait l'objet de réserves, notamment de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), selon laquelle le développement de ce type de cultures pourrait entraîner une forte hausse du prix des denrées alimentaires de base sur les dix années à venir.
Nous l'avons constaté récemment avec le prix des céréales. Donc, nous devons agir avec mesure et réflexion afin de garantir en premier lieu les besoins alimentaires à des prix raisonnables et de sécuriser les approvisionnements de gisements nécessaires pour fabriquer des biocarburants. Cette équation est trés délicate à résoudre pour les matières premières comme les céréales moins critique pour celles comme la biomasse ou la canne à sucre , bien que pour cette dernière nous devons tenir compte des besoins et des cours du sucre.
Aussi surgit tout l'intérêt d'expérimenter des nouvelles cultures de plantes fortement énergétiques comme le cardon,le miscantus, les taillis à forte rotation, ....j'ai engagé une action dans ce domaine avec l'université toulousaine dans le cadre d'un projet de recherche supporté par des financements nationaux de recherche.
Comme il est urgent d'économiser nos terres agraires et ne pas penser sans cesse les bétonner pour réaliser içi une gare mulitimodale , là un parc logistique , ailleurs un parc d'attraction..... Nos enfants nous le reprocherons. Nous devons nous efforcer de réutiliser en premier lieu les friches industrielles et les terrains de mauvaise qualité avant de consommer de nouvelles terres bonnes pour la culture. Rien ne me fait plus mal au coeur en voyageant en France et dans le monde entier de constater le gâchis que nous faisons de ce capital que la planète nous a transmis.....
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Bernard Plano
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samedi 20 octobre 2007
Le barrage des Trois Gorges
Il y a bientôt 10 ans que je ne suis pas retourné en Chine et pourtant durant plus de 10 ans entre 1987 et 1998 , j'ai été un passager régulier de la ligne Paris-Pékin via Karachi ou New Delhi soit 18 heures de vol; depuis 1995 Pékin est relié par un vol direct survolant la Russie en 10h.
J'ai été l'un des premiers à négocier des contrats importants dans le domaine des infrastructures spatiales dès 1988 avec la Chine qui était communiste. Je garde beaucoup d'anecdotes et de souvenirs ainsi que d'expérience de cette aventure à la fois technique, humaine et relationnelle que j'ai menée pendant plus de cinq ans sur ces projets . Certainement une nostalgie due au temps qui passe, mais je suis certain d'avoir mené une expérience pas ordinaire qui m'a apportée beaucoup. Tant l'écart était large entre en termes de vie sociale , de références économiques, de niveau de technologique et de système politique. Il m'a fallu déployer des trésors de patience, d'écoute, d'humilité pour arriver à conclure un "deal" gagnant pour les deux parties. Quand je vois aujourd'hui où la Chine est arrivée dix ans aprés et continue de poursuivre son essor économique, j'en suis absourdi. Mais nous les avons bien aidé en faisant l'usine de "monde "dans le but d'accroitre les marges économiques des entreprises des pays développés qui se livrent une concurrence féroce engendrée par la mondialisation.Cette stratégie a détruit des millions d'emplois industriels dans les pays développés qui ont du mal à être compensés par des emplois de services car la formation et la culture économique nécessaires à cette mutation , particulièrement en France, n'étaient pas au rendez-vous. Aujourd'hui la Chine passe du rôle de sous-traitant à celui de maître d'oeuvre, nous commençons à ressentir une certaine arrogance sur le sujet à travers les prises de contrôle de sociétés occidentales et les négociations économiques au niveau mondial. Cette situation a été créé pour que le profit de certains devienne plus important aujourd'hui que hier, mais l'effet boomerang nous guette , il est là. Il prend plusieurs formes La première est économique, tout le monde le constate et celà ne sera pas mon propos. La seconde est sociale , elle est moins médiatisée , en effet ce boom économique ne fait pas participé équitablement les masses laborieuses chinoises qui sont traités majoritairement dans des conditions souvent déplorables et ce boom ne réduit en rien le flot d'immigrés clandestins économiques fuyant la Chine vers le monde entier.Mais aujourd'hui , j'ai choisi de vous parler de la forme qui me semble la plus inquétante, la forme écologique.
Tout ce développement s'accompagne d'une pollution colossale. Nous avons créé un monstre dans ce domaine et la facture écologique ne cesse de s'alourdir.
Je n'aborderai pas aujoud'hui les émissions de CO2 que vous imaginez exponentielles mais la mise en service du barrage des Trois Gorges.
Lors de mes voyages , souvent ce projet a été abordé avec certains décideurs afin de les amener à utiliser les techiques satellitaires pour mesurer les impacts de sa réalisation. Les autorités ont toujours considéré cette réalisation comme prioritaire pour la nation et sont restées inflexibles sur le sujet comme certains pionniers de l'écologie en Chine le savent bien pour en avoir payer de leur liberté le fait d'avoir critiqué "le plus puissant barrage du monde". Même en 1993 , un tiers de l'assemblée populaire, pourtant un parlement plutôt docile, s'est abstenu de voter le projet.
Quelles sont les caractéristiques du barrage de Trois Gorges?
Cet ouvrage sur le Yang Tsé Kiang d'une hauteur de 185m et de 2.3 km de long permettant une retenue d'eaux d'une longueur de 660 km, alimentera en 2009 26 turbines qui assureront une production de 85 milliards de Kwh , soit deux fois la production de l'ensemble des centrales hydrauliques françaises. Jusque là nous n'avons que des chiffres flatteurs qui contribuent de façon favorable un tant soit peu à la facture CO2.
Cette réalisation a déjà contraint au déracinement 1.4 millions de résidents vers la métropole surpeuplée de Chongqing en amont du réservoir.La semaine dernière les autorités chinoises ont annoncées le déménagement "volontaire" de 4 millions d'habitants de plus afin de sauvegarder l'écologie du fleuve et de sa retenue. En effet les dangers maintenant entrevus ont rapport avec la pollution et les risques d'affaissement des berges, le lac artificiel est en passe de devenir un bouillon de culture aussi instable qu' incontrôlé et peut-être incontrôlable.
Un vrai cauchemar écologique de plus est entrain d'émerger. Le Yang Tsé Kiang fait vivre 400millions de personnes et charrie 40% des effluents industriels ,organiques et agricoles du pays avec en amont la mégapole industrielle de Ghongqing et en aval Shanghaï, vitrine de la réussite économique du pays. Les deux craignent pour leur activité économique et Shanghaï particulièrement pour son alimentation en eau potable.
Voilà l'exemple de réalisations modifiant totalement les équilibres que la nature s'est efforcée d'établir à travers des millions d'années d'évolution et que l'homme se permet de transformer en quelques années sans prendre les précautions nécessaires pour évaluer les impacts induits.
Hier c'était la mer d'Aral, aujourd'hui les sables bitumeux de l'Alberta, demain le barrage des Trois Gorges, aprés-demain le Groenland et la calotte glacière comme le laissent supposer les velléités de Monsieur Poutine sur le sujet.
Vous comprenez pourquoi sur un certain sujet local pouvant modifier les équilibres de notre massif montagneux , je garde un droit de réserve que ne pourra lever que des études objectives menées dans la clarté et dans la transparence à la fois sur les aspects écologiques et économiques.
Nous devrions plus souvent méditer sur le fait que nous vivons sur la Terre que nous empruntons à nos enfants.....
Ces quelques derniers jours, j'ai écrit beaucoup sur les problèmes écologiques . Je n'avais pas l'intention de vous effrayer mais c'est un sujet qui me tient à coeur , tant je pense que l'on peut obtenir des résultats équivalents en analysant correctement les impacts et en associant toutes les expressions au débat qui doit déboucher sur une décision d'action ou de non-action motivée.
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Bernard Plano
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vendredi 19 octobre 2007
Connaissez-vous l'Alberta?
Si vous vous ne connaissez pas l'Alberta au Canada , une province recouverte d'un massif d'immenses forêts faisant le bonheur des castors, des trappeurs et des amoureux de la nature, il est trop tard pour prendre votre billet pour aller la visiter.C'est dommage pour vous mais également pour moi qui ne la connait pas.
En effet ils la démontent et je puis vous assurer qu'ils ne la remonteront pas.....
Qui est "ils" ? Tout simplement les compagnies pétrolières! Pourquoi cette situation ? Le sous -sol de cette province recèle la deuxième réserve de pétrole du monde , mais sous forme de sables bitumineux . Jusqu'à maintenant l'exploitation de ces gisements ne présentait aucun intérêt éconnomique à cause des coûts nécessaires pour traiter la matière première afin d'en extraire le brut en utilisant de nombreux produits chimiques.
Mais la hausse du prix de pétrole a changé la donne . A 20 dollars le baril il n'y avait aucun intérêt, à 40 dollars l'exploitation commencait à être une bonne affaire , alors à 70 voire 80 dollars tout le ghota pétrolier se précipite et c'est la ruée vers l'or noir plutôt vers l'or sale......
Vous comprenez bien que l'on n'exploite pas les sables bitumeux comme les gisements enfouis sous terre . Aussi le décor de cette province est entrain de changer totalement, les arbres ont disparus, la terre est décapée, exibant de vastes superficies de sol brun et nu que parcourent des bullbozers et des camions. Ce spectacle cohabite avec un autre décor plus industriel, celui d'usines où les tuyaux, les oléoducs, les process de traitements chimiques, les entrepôts de soufre, les bassins de rétention d'eaux polluées, les camps de travailleurs, les lacs salis s'enchevêtrent.
Les concessions sont déjà accordées sur prés de 50000km2 soit le dixième de la France et les compagnies auront investi l'équivalent de 100 milliards d'€ dans le développement de l'exploitation des sables bitumeux. La production qui atteint aujourd'hui 1 million de barils par jour , soit 1.2% de la production mondiale, aura quadruplé en 2015. Tout ceci pour étancher l'insatiable soif de pétrole du voisin américain !
Mon propos n'est pas de contrarier le développement économique, mais de militer afin qu'il se réalise dans le respect de la nature et du devenir de notre planète.
.....et ce n'est pas le cas , car les conséquences de ce développement sont telles que l'on peut parler de désastre écologique de dimension mondiale. Sans parler du taux alarmant de cancers que l'on relève dans les localités où l'exploitation est réalisée, il nous faut aborder les eaux de la rivière Athabasca , dans laquelle les compagnies rejettent les effluents mal épurés ainsi que la constitution de grands lacs artificiels dans lesquels elles se débarrassent de l'eau polluée issue des processus industriels.L'eau est si toxique que l'on effraie les oiseaux migrateurs à l'aide de coups de canon afin qu'ils ne s'y posent pas car ils seraient en danger de mort. Un autre motif d'inquiétude concerne la quantité d'eau prélevée dans la rivière Athabasca car il faut trois barils d'eau pour produire un baril de pétrole.La conjonction du développement de l'extraction des sables et du changement climatique provoquera une crise grave quant à la quantité et à la qualité de l'eau de la région.Il ne nous faut pas oublier les pluies acides que la transformation du sable en pétrole provoque jusqu'au Québec.
Pensez-vous que ces constats ralentissent le développement ? Non, de nouvelles étendues aprés avoir été déboisées vont être livrées à l'exploitation, à quoi il faut ajouter les destructions dûes à la multiplication des voies d'accés,des camps de travailleurs,des oléoducs,des villes nouvelles . Le massif forestier du Nord de l'Alberta est en grand danger certainement déjà moribond.
Voilà une industrie totalement hors contrôle.Un moratoire est nécessaire, le temps d'étudier l'impact environnemental et de trouver les solutions. Mais la machine est en route et on peut douter que le gouvernement Harper prenne quelques mesures coercitives et correctives , ce gouvernement qui a pris une position hostile au traité de Kyoto.Il savait bien pourquoi, car il faut beaucoup d'énergie pour séparer le pétrole des sables ce qui augmente les émissions de CO2 du Canada de plus 26% alors qu'il aurait dû contribué à les réduire de 6%.
J'espère encore que sous la pression des citoyens de cette planète , le développement économique rejoindra le cercle vertueux du développement durable afin que perdure notre humanité.
Sinon si vous ne connaissez pas l'Antartique, le Groenland, la calotte glacière ou les glaciers chiliens.....prenez vite vos billets pour aller les visiter car il parait qu'il y a en dessous des trésors de ressources naturelles; ....et je vous assure, "ils" vont les démonter avant que le réchaufement climatique s'en charge....
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jeudi 18 octobre 2007
Un monde sans fruits, ni légumes?
Un titre du Monde du 15 Octobre!
Voilà mon attention particulièrement attirée par ce titre , l'article concerne la possible disparition des abeilles de notre planète. Quand on sait qu'elles sont à l'origine de la pollinisation , la menace doit être prise au sérieux.
En effet leur population est en fort déclin aussi bien chez les espèces sauvages que chez l'abeille domestique et ceci à l'échelle mondiale. Par exemple aux Etats-Unis , 25% du chepel aurait disparu pendant l'hiver 2006-2007.Sur tous les continents, les productrices de miel meurent dans des proportions trop importantes à la sortie de l'hiver.
Imaginons un monde sans abeilles!
Nous serions face à un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité.En effet plus de 80% des espèces de plantes à fleurs dépendent directement de la pollinisation par les insectes et pour l'essentiel des abeilles.D'autres agents comme le vent ou l'autopollinisation passive contribuent à la reproduction sexuée, mais sans les butineuses les cultures n'atteignent pas une production satisfaisante. Difficile d'imaginer un repas sans que les abeilles n'y soient pas associées de près.
Une étude internationale a évalué que 35% de la production de la nourriture dépend des insectes.La disparition des abeilles ne signifie pas que l'espèce humaine mourra de faim puisque 60% des cultures ne sont pas concernées en particulier les céréales. Mais la diversité alimentaire serait réduite et il faudrait vivre avec un monde sans fleurs ni fruits.
Une question vient tout de suite à l'esprit : peut-on suppléer par la technique ou par l'élevage à la disparition des abeilles? De nombreuses expériences ont été réalisées : l'élevage de bourdons, l'utilisation d'hélicoptères ou de machines secouant les plantes, la pulvérisation d'hormones spécifiques,...les résultats ne sont pas probants pour le moment et la qualité gustative des fruits se trouve modifiée.
Peut-on trouver une solution pour enrayer la régression des abeilles ?
Les causes de leur recul sont connues : l'élimination de leur site de nidification, la raréfication des plantes fournissant du nectar et du pollen et surtout l'épandage des pesticides. Aussi il faut agir en conséquence pour réduire les causes de nuisances en premier lieu en conservant leur habitat naturel comme les talus, les prairies naturelles et en le développant avec des jachères fleuries mais surtout en second lieu en réduisant l'usage des pesticides . Les agriculteurs et les jardiniers doivent comprendre que les abeilles sont des précieuses auxilliaires à leur culture .Donc il doivent les protéger. Cette dernière considération est à prendre en compte dans le débat sur les OGM.
Vous avez par habitude de prendre soin des coccinelles parce que c'est l'insecte symbolisant le bonheur , je suis sûr que maintenant vous prendrez soin des abeilles car elle est l'agent indispensable à une part de notre survie.....
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mercredi 17 octobre 2007
Grenelle....
Le Grenelle de l'Environnement approche .
De nombreuses mesures vont être discutées et analysées. La mission Attali va préconiser quelques mesures pour libérer l'économie. Ces mesures devront être cohérentes...
Les premières impressions laissent apparaître quelques divergences. Cette cohérence dans les propositions et dans l'action, il faudra absolument l'obtenir. Il est vrai que le grand écart est délicat à réaliser avec d'un côté des recommandations pour libérer les pratiques de distribution et de production, pour lever le principe de précaution ......de l'autre côté des mesures pour sauvegarder notre environnement. Les deux objectifs sont louables à savoir doper notre économie tout en préservant notre cadre de vie et je rajouterai en améliorant les rapports sociaux. Ceci s'appelle tout simplement le développement durable.
Des choix seront à faire. La mondialisation nous oblige à trouver de nouveaux domaines dans lesquels nous devrons redoubler d'efforts en recherche technologique et en investissements afin de continuer la course dans le peloton de tête des nations développées.
Pour ma part, je suis persuadé que le domaine de l'environnement est un secteur créateur d'emplois. Nous avons déjà perdu trop de temps à cause des pressions des grandes sociétés qui ont voulu le plus longtemps possible reculer l'échéance pour protéger soit de leur monopole soit de leur position dominante. Elles n'ont fait que freiner notre développement sur les domaines de demain : l'énergie, les transports, la santé, l'éducation ,l 'environnement.....dans certains cas elles ont été bien aidées par le corporatisme du corps social .
Une cohérence que je recherche dans le développement de Lannemezan.
Le plan local d'urbanisme, en cours de finition, en sera la clé de voute à travers l'organisation du foncier de la ville et la détermination des zones d'utilisation : nature, agricole, urbain et économie.
Sans avoir fait notre Grenelle de l'environnement, j'oriente depuis plus de trois ans une partie du dévelopement économique de Lannemezan sur le thème de l'excellence environnementale.
Notre territoire verra émerger, de façon opérationnelle, des initiatives dans le domaine des énergies renouvelables comme par exemple de la production électrique à partir de la biomasse, de la méthanisation, du solaire, de l'éolien, du bois. Toutes ces pistes sont en cours de discussion et de montage de projet. Ce secteur sera complété par des initiatives dans la chimie du végétal en particulier par le taitement du tournesol pour produire des huiles utilisables dans les biocarburants, dans les solvants, dans les détergents, dans des produits de taitements du bois (rappelez-vous un des mes articles où j'ai abordé le traitement de nos bois locaux afin qu'ils obtiennent les caractéristiques des bois exotiques),...
Cette dernière application pourrait avoir des retombées économiques importantes pour notre massif forestier. Sans oublier que l'exploitation de l'ensemble de la plante permet de réaliser des agromatériaux trouvant leur usage dans la construction immobilière et l'isolation....Tiens un clin d'oeil ! Vous avez dit "isolation ", n'est-ce pas l'objet principal de l'implantation de Knauf sur Lannemezan ? Quand on sait que l'isolation sera au coeur des discussions du Grenelle de l'environnement pour promouvoir les économies d'énergie, nous sommes sur la bonne ligne d'actions.....
Comme vous le voyez Lannemezan a mis en place les actions pour relever ces défis des années à venir. J'ai le regret que l'initiative proposée en 2002 pour une production énergétique à base de déchets n'ait pas vu le jour et ceci sous les pressions de certains. Du temps perdu pour notre territoire ! Mais nous le rattrapons à grandes enjambées actuellement...
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mardi 16 octobre 2007
Je l'avais rêvé...
En 2002 en visitant les bords de la Mer Morte par la Jourdanie , je m'étais pris à rêver d'un projet grandiose permettant de sauver cette mer d'une mort certaine. A mes yeux , la solution était d'utiliser la déclinaison de la faille géologique entre le golfe d'Eilat et la Mer Morte en creusant un canal . Sur le parcours de l'eau des barrages hydroélectriques auraient créé l'énergie nécessaire aux usines de désallement afin d'avoir une eau en bonne teneur de sel pour alimenter la Mer Morte afin de recréer un jardin d'Eden .
Deux ans, aprés ma folle idée trouva sa crédibilité dans une information sur France Info parlant d'un projet analogue appelé " le Canal de la Paix" qui avait des objectifs semblables même si la réalisation était légèrement différente.
Puis plus rien. J'y pensais encore il ya quelques jours lors d'un moment de réflexion au cours d'un voyage.
Et voilà qu'aujourd'hui , je viens de trouver un article dans les Echos " La Mer Morte et le canal de la Paix" remettant mon rêve fou dans l'actualité.
Maintenant , je suis persaudé que ce projet se fera un jour car il est possible techniquement et nécessaire pour les populations vivant dans ces territoires . Rappelons-nous, Léonardo Da Vinci et Jules Verne ont imaginé bien avant tout le monde l'avion ou les conquêtes spatiales et sous -marines.
Mais revenons sur les grandes caractéristiques de ce projet pharaonique.
Le niveau de la Mer Morte baisse de 1.2m par an et son niveau se situe à 420m sous le niveau de la mer. On peut s'interroger sur les causes de ce qui est en train de devenir une catastrophe géologique et environnementale.
Nous pouvons penser en première analyse que les stations de pompage des deux côtés israélien et jourdanien ne jouent qu'un rôle secondaire dans la régression de cette mer interne. Le principal responsable de ce phénomène est la réduction des volumes d'eau arrivant de la vallée du Jourdain et du lac Tibériade. Il nous faut ausi considérer l'évaporation de l'eau .
L'éditorialiste du journal HAARETZ propose une autre solution en critiquant au passage celle proposée officiellement.
Celle proposée officiellement est basée sur la réalisation d'un canal allant du golfe d'Eilat à la Mer Morte. La critique de cette solution est essentiellement environnementale. En particulier , elle adresse des interrogations concernant la rencontre des eaux provenant de la Mer Rouge avec celles de la Mer Morte qui pourrait induire la formation d'une couche supérieure aquatique , l'apparition soudaine d'une flore et d'une faune , l'isolation de la Mer Morte du système d'eau israélien,....?
Des critiques certes, mais une solution est proposée , à savoir relier la Mer Morte au système d'eau israélien en ouvrant les barrages du Jourdain et du lac de Tibériade . Les eaux seraient renouvellées par une augmentation de la production des usines de dessalement le long de la Méditerranée.
Voilà mon projet rêvé mis à mal par cette proposition alternative ! Non car l'essentiel est préservé : " Sauver la Mer Morte".
Cette idée présentée par les écologistes n'a pas été encore examinée par les promoteurs du projet du Canal de la Paix. Ce dernier s'inscrit dans une volonté politique d'un développement régional qui permettrait d'apaiser les conflits locaux si celà est encore possible.
Pensant qu'il est intelligent et constructif d'examiner des contre-propositions plutôt que se confronter à des oppositions de principe et souvent dogmatiques, je recommande aux promoteurs du projet initial d'étudier la solution proposée par les ONG car le résultat recherché est identique mais en utilisant des chemins différents.
La rencontre des idées et des bonnes volontés permet de réaliser des projets globalement accomplis......
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lundi 15 octobre 2007
L'Afrique et ses forêts tropicales
Un tout petit article anodin du Monde du 14 Octobre a attiré mon attention, il concerne la protection des forêts africaines. Vous avez compris à travers mes précédents articles toute ma préoccupation et mon engagement dans le développement durable. Une de mes convictions est que la solution passe par un respect de la nature et en particulier en Afrique trop souvent pillée par des pratiques illégales alimentant des profits économiques de sociétés bien sûr pas africaines.
Toutes ces pratiques conduiront notre planète et ses occupants à de graves problèmes si nous ne réagissons pas.
Je me félicite que le prix Nobel de la Paix ait été attribué à Al Gore et au groupe d'experts GIEC pour leurs travaux sur l'environnement. Le Nobel de la Paix consacre l'importance de l'Ecologie. C'est une bonne chose et j'espère un signe que les hommes et les dirigeants de la planète sauront interpréter en tant que tel.
Mais revenons à mon propos liminaire, il s'agit d'une campagne lancée par l'association de préservation de la nature WWF pour freiner l'exploitation des forêts tropicales du bassin du Congo. Cette campagne vient après un appel au boycottage des salons de jardins fabriqués avec du teck illégal d'Indonésie en 2006 qui a largement contribué à déforester Bornéo, j'ai pu le constater personnellement en 2003.
Savez-vous que la France est le premier importateur de bois africain en Europe, pourquoi pas ?
Mais près de 40% du bois tropical importé est issu de coupes illégales pratiquées dans des zones protégées ou d'abattages dans des aires concédées sans respecter des plans d'exploitation destinés à assurer le renouvellement de la forêt.
Il faut dire non à ces bois illégaux !
Pour un consommateur, il est quasiment impossible d'identifier la provenance de ces produits . Au lendemain du Sommet de Rio le label FCS (Forest Stewardship Council) a été créé, mais seulement 18% des quantités importées sont certifiées par ce label qui permet de promouvoir des pratiques durables dans la gestion forestière.
A l'occasion de cette campagne, un partenariat a été établi entre WWF et les distributeurs tels que Castorama et Leroy-Merlin pour étiqueter leurs articles. Les consommateurs citoyens trouveront les informations sur le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après l'Amazonie. (WWF.fr/jedisnonauboisillégal).
Mon propos n'est pas de dire non au commerce des bois exotiques, mais de promouvoir de bonnes pratiques légales dans l'exploitation afin que les forêts puissent lutter à armes égales avec les pilleurs de l'avenir de notre planète
Je m'emploie lors de mes voyages professionnels en Afrique comme dernièrement au Cameroun et au Congo de promouvoir l'utilisation des capacités satellitaires permettant d'assurer ces pratiques de bonne gestion mais aussi en France de promouvoir l'utilisation de nouvelles technologies qui permettront de traiter nos bois bien de chez nous comme le sapin , le hêtre ,...avec des huiles extraites de la chimie du végétal élaborées par l'Ensiacet de l'université toulousaine ( rappelez-vous de mon article " Mon ami Antoine") déjà utilisées par les menuiseries Lapeyre . Ce traitement permet de rendre nos bois imputréscibles en leur donnant les mêmes caractéristiques que les bois exotiques.
Une voie pour à la fois valoriser notre massif forestier et diminuer la pression excercée sur le massif forestier tropical, mais bien sûr il faut que les acteurs jouent la partie en respectant des règles légales que doivent imposer les gouvernements occidentaux.
Quand je parle pour Lannemezan de stratégie industrielle autour de la chimie du végétal et en particulier de la trituration du tournesol, ce sont ces produits qui sont adressés entre autres......
La dépèche dont je vous fais copie ci-après, me rend plein d'espoir pour que les choses avancent un peu. J'ai rencontré personnellement en novembre dernier le ministre Henri Djombo du Congo/Brazaville à Brazaville et avais élaboré avec lui un système de suivi de la forêt tropicale comme je suis en contact avec les autorités de RDC pour de nombreux sujets. Les autorités abordent le problème de la forêt par le réchauffement climatique ce qui prouve combien toutes ces problématiques sont liées.
Copie de la dépèche mentionnée ci-dessus
Réchauffement climatique : Les pays RD Congo et Congo/Brazzaville militent pour la mise en place d'une commission de suivi .
2007-10-14 16:45:10
KINSHASA, 13 octobre (XINHUA) - - Les ministres de l' Environnement de la République démocratique du Congo (RD Congo), Didace Pembe et du Congo/Brazzaville, Henri Djombo, ont décidé au cours des entretiens qu'ils ont eus samedi à Kinshasa, de la création d'une commission devant examiner les voies et moyens de faire bénéficier à leurs pays respectifs les bienfaits de la contribution de leurs forêts à l'absorption des gaz à effet des serres émis par les pays industrialisés.
Se confiant à la presse, M. Henri Djombo a fait savoir que la RD Congo, 2ème poumon écologique du monde après l'Amazonie, doit bénéficier de la contribution de ses forêts à l'équilibre du climat à l'échelle mondiale. Cette question, a-t-il affirmé, sera évoqué au cours d'une réunion sur l'environnement prévu à la fin du mois à Paris ainsi qu'à la convention 4 des Nations Unies prévues en décembre prochain.
De son côté, M. Didace Pembe, s'est félicité de la compréhension de son collègue du Congo/Brazzaville avant d' affirmer qu'ils vont conjuguer leurs efforts pour faire entendre leur voix. "Quand on est à 2 ou 3, il est plus facile de faire entendre sa voix", a-t-il indiqué précisant que la RD Congo a, à elle seule, 52% des forêts tropicales, tandis que le Congo / Brazzaville a 12% des forêts tropicales, faisant un total de 62% des forêts tropicales.
En effet, le ministre de l'Environnement de la RD Congo avait exigé de la communauté internationale, lors de la tenue de la 62ème Assemblée générale des Nations Unies, 3 milliards de dollars américains pour la contribution de ses forêts à l'équilibre de l' écosystème. "Nous acceptons de contribuer à l'équilibre du climat, mais nous exigeons 3 milliards de dollars américains pour tout ce que nos forêts apportent comme bien pour résorber le dioxyde de carbonne dégagé par les pays industrialisés", a-t-il conclu.
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jeudi 11 octobre 2007
Je l'attendais......
Aujourd'hui la presse annonce " Aprés Airbus, Boeing connait à son tour des retards sur son 787 Dreamliner " . Le constructeur Boeing s'est résigné à reporter de 6 mois les premières livraisons de ce modèle promis à un grand succés commercial .
Les raisons sont sobrement invoquées ; elles sont dûes à des difficultés dans l'assemblage des premiers avions . Les premières livraisons sont donc prévues maintenant en Décembre 2008 et le premier vol d'essai a été repoussé à fin Mars 2008. Le groupe a maintenu ses prévisions de résultats économiques pour 2007 et 2008 , par conséquent l'action Boeing n'a chuté aujourd'hui que de 3%.
Tout compte fait , malgré ce report qui est un revers pour Boeing qui faisait jusqu'à maintenant figure d' élève plus ponctuel qu'Airbus , les impacts médiatiques et financiers sont limités et bien gérés .
Alors que tout le monde sait que de tels retards sont plutôt la norme pour les grands programmes aéronautiques , pourquoi cette différence entre la crise connue par Airbus et le report du programme 787 de Boeing ?
Pour moi la différence tient tout d'abord dans la communication intelligente distillée par Boeing. En effet , depuis le début de l'été , le constructeur diffuse quelques informations sur les difficultés rencontrées jamais alarmantes, mais progressivement à prendre au sérieux. En gardant conformes ces objectifs de résultats financiers et une approche de communication maîtrisée , Boeing a préparé ses clients et la communauté financière à ce décalage par ailleurs maîtrisé car annoncé à seulement 6 mois ( pour le moment ) . Résultat : la presse ne se déchaine pas.....
Mais donnons-nous rendez-vous à mi-2008 , je suis quasiment sûr qu'un nouveau retard sera annoncé , tant 6 mois sont trés courts pour mener à bien tous les vols de certification.
Cette communication est totalement différente de celle réalisée par Airbus , à savoir pas d'indice de difficultés dévoilées au préalable, puis une annonce brutale avec le maximum de retard annoncé ( pour être sûr de tenir le nouveau) et le maximum de provisions annoncées ( pour être en mesure de les récupérer dans les années à venir pour réaliser de bons résultats futurs ).
Deux gestions de crises totalement différentes.
Le deuxième facteur concerne les environnements politiques et médiatiques dans lequel évoluent les deux rivaux. Nous avons d'un côté un environnement politico-médiatique qui accompagne son champion dans ses difficultés car il est fier de ses réalisations , d'un autre côté un environnement qui jette au pilori son champion d'hier pour le brancarder dès ses premières difficultés en oubliant toutes ses prouesses techniques et ses magnifiques produits.
D'un côté, nous avons un comportement mature et un sens supérieur de l'intérêt national , de l'autre un comportement versatile et un sens aïgu du " Nous avons gagné, ils ont perdu ". Mais il ne faut pas oublier qu'en final on joue avec des équipes d'hommes et leur talent , leur réputation, leurs compétences qui, eux, connaissent les difficultés technologiques attac
hées à leur métier.L'industrie de haute technologie n'est pas un spectacle " people" comme elle a été présentée ces derniers temps lors de la crise Airbus.
Le résultat du match est sans appel au coup de sifflet final : -3% à la Bourse de New York pour Boeing hier, -26% à la Bourse de Paris pour EADS en Mai 2006 lors des annonces des retards d'Airbus.
Nous y reviendrons prochainement......
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mardi 9 octobre 2007
Chao Che Guevara
Aujourd'hui, c'est le 40° anniversaire de la mort de Che Guevara. Les librairies accueillent de nombreux livres à cette occasion. Il faut dire que c'est devenu très commercial de profiter de ce type d'événement pour lancer des produits ou des publications. Le Che est depuis quarante ans un bon vecteur commercial exploité à travers une nombreuse littérature, des disques, des pins, des millions d'affiches et de tee-shirts à son effigie. Bien sûr les fans qui arborent ces vêtements ou ces éléments de décoration l'assimilent à un martyr.
Pour ma part, le mythe m'a également séduit en cela renforcé par les nombreuses lectures positives que j'ai eues sur le sujet, sans toutefois jamais avoir revêtu quelconque signe vestimentaire. J'ai longtemps pensé que l'action du Che avait permis de sensibiliser quelque peu les peuples à réagir contre l'impérialisme américain qui a écrasé durant plus de cinquante ans l'Amérique Latine.
Ce continent bouge depuis une décennie pour se libérer cette domination américaine sous l'impulsion d'une démarche démocratique au Brésil, au Chili , en Equateur, en Bolivie et au Vénézuéla où Hugo Chavez, qui s'identifie à un nouveau Bolivar, délivre un discours hostile au pouvoir Bush avec véhémence.
Au cours des deux dernières années, j'ai eu l'occasion d'aller quatre fois pour des motifs professionnels au Vénézuéla et ai pu constater les dégats occasionnés par l'impérialisme exercé durant des décennies à travers la pauvreté visible dans les rues des villes de ce pays. Ceci est un comble dans un pays où les ressources naturelles existent en abondance.
Sur certains aspects, Chavez me fait penser au Che dans ses actions, son discours et ses exagérations. Il me semblait osé, encore il y a encore quelque temps, affirmer ma compréhension de l'attitude de Chavez dans son hostilité à cet impérialisme. Mais je m'aperçois que les sollicitudes de la France à son égard pour la libération d'Ingrid Bettancourt le rende fréquentable.
Aussi généreuse qu'a pu être la révolution cubaine pour se débarrasser du dictateur Batista , je n'ai jamais compris pourquoi une fois cette étape franchie les libérateurs ont réinstallé un régime aussi privatif des libertés individuelles pour le peuple cubain. Comme j'ai été longtemps persuadé que le Che avait été abandonné par Castro en Bolivie car il représentait un rival capable de lui faire de l'ombre. Ce type de comportement est tellement répandu dans la vie des partis politiques, ce qui conduit par ailleurs à la médiocrité.
Pour moi, il était bien un martyr sans être naïf pour admettre que son image et son autorité ont été acquises à travers des actions musclées et violentes.
Mais de là à penser comme le déclare le Figaro, aujourd'hui, que Che Guevara était un tortionnaire illuminé et sans pitié, un Robespierre cubain ou comme dans le livre accablant de Jacobo Machover " La face cachée du Che", l'auteur écrit de lui après une lecture de ses oeuvres : "Rien de plus dogmatiques que ses textes où la plus grande orthodoxie politique le dispute à une pulsion affirmée de la mort ".
Pourquoi avoir attendu le 40° anniversaire de sa mort pour l'exécuter une dernière fois?
Pour tuer le mythe définitivement?
Pour lancer une révision politique de son image?
Pour ma part, je n'ai pas à sauvegarder une image coûte que coûte , l'image que je voudrais garder c'est celle d'un homme voulant changer un monde inflexible et sans espoir pour les opprimés mais dans le respect de l'amitié et de la vie humaine.
Je vais effectuer cette reconsidération de mon appréciation du mythe Che à travers la lecture et ma propre analyse et vous ferai part de mes sentiments à ce sujet après ce travail.....
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lundi 8 octobre 2007
Incertitudes....
Après ce week-end rempli d'événements sportifs, la leçon suivante peut être tirée : " Rien n'est jamais gagné d'avance ".
Prenons quelques exemples : l'Australie devait battre l'Angleterre , c'est le contraire qui s'est passé ; la Nouvelle-Zélande devait écraser la France, ce sont les Bleus qui ont battu les All Black; pour les autres quarts de finale les logiques admises ont été respectées mais dans la difficulté par les favoris ; Hamilton devait être sacré
champion du monde de F1 dès le dernier grand prix, il faudra attendre le prochain grand prix au Brésil pour savoir qui de lui ou de ses deux poursuivants sera sacré champion. Nous pourrions poursuivre l'analyse de ce week-end car il y a d'autres exemples dans d'autres disciplines sportives.
Cette leçon doit être présente dans nos esprits.
Dans le défi ne jamais négliger l'adversité, la considérer, rester humble et continuer à travailler pour aller vers l'excellence sont les valeurs à déployer.
Dans la politique de la ville ou d'une société, nous nous devons d'appliquer ces principes d'actions. Le bon chemin doit être entrepris après une écoute vigilante des différences et une considération réelle des initiatives des autres .
Toute autre méthode conduit à l'autocratie que nous constatons régulièrement et qui conduit à l'échec trop souvent.....
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vendredi 5 octobre 2007
Mon ami Antoine
Aujourd'hui j'ai assisté à Tarbes à l'inauguration du laboratoire Agromat à l'Enit. Le laboratoire est né sous l'implusion du Professeur Antoine Gaset de l'Ensiacet de l'Université Paul Sabatier de Toulouse et grâce au soutien des autorités universitaires tarbaises ainsi qu' aux politiques départementaux et régionaux . Cette manifestation a été présidée par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier et de nombreuses personnalités y assistaient en particulier M. le Préfet, le Maire de Tarbes , le Président du Grand Tarbes , nos députés et de nombreux politiques locaux ainsi que les universitaires tarbais et toulousains.Un consensus autour de la chimie du végétal se dégage autour de ce panel de personnalités et c'est tant mieux . Que ces initiatives ne restent pas des effets de manches mais bien inscrites dans la durée afin d'apporter des réponses au phénomène de l'effet de serre par le développement de solutions issues du carbone renouvelable.
Le professeur Antoine Gaset , mon ami , a été mis à l'honneur par les divers orateurs . J'en suis trés heureux car il le mérite amplement . Sa vitalité et son refus des faits acquis l'amènent sur les chemins les plus audacieux. Bâtir ces rèves de l'impossible est le cheminement que nous partageons .
Depuis trois ans , nous nous connaisons depuis 20 ans , avec l'aide de son laboratoire nous investiguons de nombreux projets dans la chimie du végétal qui verront à coup sûr pour certains leur industrialisation sur notre territoire de Lannemezan. Je voudrais en citer quelques uns : tout d'abord le triturage du tournesol afin d'extraire des huiles fortement oleïques utilisables pour la fabrication du biodiesel ou de produits biochimiques à forte valeur ajoutée , puis la production d'agromatériaux utilisant la tige des plantes ou de produits biodétergeants , également l'expérimentation de la biomasse pour la production énergétique ainsi que celle de plantes trés prometteuses comme le cardon , les taillis à courte rotation, ......Toutes ces initiatives pour participer à l'effort nécessaire pour réduire l'effet de serre!
Allez salut l'artiste , salut mon ami , à bientôt pour que de nos rêves deviennent réalité bien vite.
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jeudi 4 octobre 2007
La Brabançonne

En tout premier lieu l'onde de choc qui déferle à nouveau sur EADS , je m'exprimerai plus tard sur ce thème car il doit faire l'objet de mesure et de discernement ce qui n'est pas le cas en ce moment .
Ensuite l'aventure spatiale a 50 ans , étant donné que ce sujet représente 25 ans de ma vie je désire y consacrer détails et attention dans plusieurs articles.
Egalement les résultats des législatives ukréniennes et la proposition du président Iouchtchenko de constituer une grande caolition retiennent mon attention , ceci n'est pas sans me rappeler les déclarations du Président de la République hier devant les parlementaires UMP , ces deux approches mériteront tout mon intérêt .
Mais ce soir , j'ai choisi de vous parler de la Belgique et de sa difficulté à trouver un gouvernement . Plus de trois mois aprés les législatives du 10 Juin , le roi Albert 2 a chargé pour la deuxième fois le dirigeant chrétien -démocrate flamand Yves Leterme de mener les discussions pour constituer un gouvernement . Ce dirigeant veut constituer un gouvernement de coalition entre les chrétiens-démocrates et les libéraux néerlandophones et francophones . Durant sa campagne il a milité pour une régionalisation fortement accentuée et une marginalisation de l'état fédéral , aussi en pays wallon la perpective d'une séparation de la Belgique entre Wallons et Flamands commence à inquiéter . le risque est réel . Ceci est le résultat de décennies de querelles . Pourquoi cette situation? Parce que la Flandre , région où les partis de droite dominent largement , en a assez de payer pour les "gabegies " des sudistes . Pour les Flamands , les Wallons sont "des flemmards , des assistés et n'ont même pas les capacités intellectuelles pour apprendre le néerlandais ". Désolant...
Longtemps les Wallons ont gémi sur le manque d'aides de l'Etat , depuis deux ans ils ont lancé un plan d'actions prioritaires , le plan Marshall . Cette crise peut servir d'électrochoc aux sudistes .Encourageant.....
Je souhaite réussite à Yves Leterme dans son entreprise de constituer un gouvernement , car la Belgique a besoin de cette unité même si la solidarité pour le moment s'exerce dans le sens du Nord vers le Sud . Les Flamands ne doivent pas oublier le début du siècle où la prospérité était au Sud....
Entre nous , félicitons -nous que ces débats n'existent pas en France !
Pourquoi vous ai- je parlé de ce sujet ? C'est la question que vous posez certainement .
Tout d'abord pour saluer l'attitude exemplaire des Français qui font preuve de solidarité sur de tels sujets , également parce que le problème que rencontre la Belgique me touche particulièrement . En effet , je travaille avec l'industrie belge depuis 25 ans , avec des entreprises flamandes et wallonnes , j'ai créé une filiale pour Matra Marconi Space en 1987 à Bruxelles . Cette entreprise qui s'appelle Spacebel, est aujoud'hui l'un des leaders européens du traitement de l'information dans l'industrie spatiale . Je siège ,à l'heure actuelle , au conseil d'administration et en suis en charge du développement à l'internationnal . Rappelez-vous de mon mémo de mercredi écrit dans l'avion . Je puis vous assurer que dans les coopérations que j'anime entre Spacebel et nos partenaires flamands pour placer la Belgique comme un acteur des systèmes satellitaires à travers le monde, je n'ai jamais ressenti ce clivage que la classe politique met en exergue .
Je reviendrai vers vous pour analyser le système politique belge qui est d'une grande compléxité
En espérant que la Brabançonne perdure.....
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mercredi 3 octobre 2007
O Brasil
Depuis mon adolescence , je suis passionné par le Brésil, le déclic a été certainement la Coupe du monde de football en 1958 qui se jouait en Suède . Un événement au cours duquel les exploits d'un adolescent tout juste plus agé que moi retenait toute mon attention , je veux parler bien sûr de Pélé . Je suivais assidûment ces exploits sur l'écran noir et blanc du bar de ma commune bordelaise , l'un des seuls postes de télévision du village .
A cette époque s'est forgé un rêve en moi , celui d'aller un jour entreprendre dans ce pays et en particulier aller y construire des ponts , des routes ....Mes études m'ont orienté vers d'autres horizons , ceux de l'électronique , de l'informatique , de l'aérospace au détriment de ceux des travaux publics . Il a fallu que j'attende 1990 pour découvrir ce pays à l'occasion d'un voyage d'études économiques dans le cadre de l'obtention d'un diplôme de Master Business Administration . Certes ce n'était pas mon premier contact avec le continent d'Amérique du Sud puisque entre 1980 et 1990 , j'étais un habitué de notre département d'outre-mer, à savoir la Guyane, pour divers lancements de satellites mais aussi pour le développement du pas de tir d'Ariane 5 dont j'ai assuré entre autres la responsabilité des systèmes électriques et de traitement de l'information , une expérience passionnante .
Aprés ce premier voyage en 1990 , j'y suis retourné de nombreuses fois dans le cadre de mes activités professionnelles . En effet j'ai développé de nombreuses coopérations et des systèmes tels des stations de réception satellitaire pour les satellites Spot et CBERS ( un satellite résultant d'une coopération entre la Chine et le Brésil ) ainsi qu' avec Embraer un grand système de surveillance pour le Mexique . Au cours ces quinze dernières années , j'ai acquis une grande connaissance de l'industrie aérospatiale et de défense de ce pays dans lequel je possède de nombreux amis.
A chaque contact avec ce pays , je suis partagé entre un sentiment d'émerveillement à la vue de l'essor économique et un sentiment de désolation à la vue des laissés pour compte , en somme deux systèmes sociaux qui vivent sur le même espace géographique en superposition avec des logiques de vie totalement différents . Rio ou Sao Paulo avec leurs favellas en sont le meilleur exemple .
J'ai toujours pensé que ce pays a tous les ingrédients pour devenir un grand pays au cours du 21°siècle à savoir les ressources naturelles , les dimensions géographiques , le climat et son peuple fier d'être brésilien , un peuple totalement intégré au niveau racial . La violence ou la criminalité ne sont jamais le résultat du racisme mais celui de la pauvreté .
Vous comprenez maintenant pourquoi cette nouvelle me fait chaud au coeur . Comme l'avaient fait un film et un livre ; le premier a pour titre " Central do Brasil" et m'avait chaviré par le dénouement qu'il proposait dans ce monde de pauvreté ; le second écrit par Ricardo Semler a pour titre " A contre courant " et propose un modèle d'organisation économique et sociale où l'homme est l' acteur du système entreprenarial et non l'inverse où il subit le système .
Excusez-moi pour tous ces souvenirs !
Mais revenons à mon propos liminaire , depuis l'élection de Lula , en Octobre 2002 , la pauvreté a reculé de 28% au Brésil ; 6 millions de personnes sont sorties de la pauvreté en 2006 . Le nombre de personnes qui vivaient dans la pauvreté est passé de 35% de la population en 92 à 19% en 2006 .
C'est encore trop...
Le Brésil a tiré profit de la hausse des cours des matières premières et des produits agricoles ainsi que de la montée en puissance du secteur des services . Cette expansion économique a créé 9 millions d'emplois au cours des quatre dernières années .
La hausse du salaire minimum de 13% en 2006 ainsi que la politique de redistribution sociale ont bouleversé le quotidien des classes les plus défavorisées . Une croissance des revenus populaires que les économistes qualifient de rythme chinois .
En 1992 l'ONU ambitionnait une réduction de la moitié de la misère dans les pays en voie de développement en 25 ans , le Brésil y est parvenu dès 2005 .
Je suis heureux pour le Brésil , pour les brésiliens , pour le président Lula qui fait une démonstration économique qui m'est particulièrement chère . A savoir que le progrés social passe avant tout par le développement d'un moteur de croissance basé sur une démarche entreprenariale , puis par un partage équitable des résultats entre les acteurs du travail et de l'investissement et enfin un soutien aux laissés pour compte afin d'en ramener le maximum dans le cercle vertueux de la prospérité créée .
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mardi 2 octobre 2007
Etats d' âme
La semaine dernière , c'était pour une réunion de cadrage importante avec Knauf , aujourd'hui c'est pour mon job de consultant dans les activités spatiales.....Je fais durer ma plume pour trouver l'inspiration . Non , je ne manque pas de sujets d'intérêts mais c'est un questionnement personnel concernant les sujets à aborder qui me préoccupe , soit analyser des sujets généraux ou soit plonger dans des sujets lannemezannais qui ne manquent pas surtout aprés un conseil municipal récent où la contreverse s'est fait vive sur fond d'échéance électorale....
Allons ne nous laisons pas aller à la facilité et relevons le défi une nouvelle fois !
Ce matin , j'ai eu le temps d'acheter la presse avant d'embarquer . Tiens , j'opte pour une revue des titres accrocheurs , j'en suis souvent la cible , alors pourquoi pas utiliser ce cheminement :
- Un titre des Echos : " Poutine prêt à rester au pouvoir comme premier ministre ". On l'avait vu venir . Malin , le bougre , mais quand on a du pétrole et du gaz , on peut tout se permettre . Personne ne réagira dans le gotha mondial et il pourra continuer à imposer sa loi musclée sur son opposition et sur les pays récalcitrants à son ordre dans sa zone d'influence définie dans un Yalta jamais signé mais consenti....Pauvre Kasparov , quel courage d'aller défier ce tsar tout puissant...Soyez attentif , la partie d' échecs s'annonce délicate pour ex-champion du monde .
- Deux titres du Monde : " Birmanie, l'ordre règne à Rangoun , mais la population n'a pas perdu l'espoir '" et " Ici, il y a un crime plus terrible que le meurtre : tenter d'entrer en contact avec Aung San Suu Kyi " . On ne peut que regretter cette situation en réalisant combien la nôtre est enviable pour des milliards d'hommes . Mais à propos que faisons nous ? A part continuer à commercer avec la Birmanie , à en extraire le pétrole et donner une mission exploratoire à l'ONU.....
-La Dépêche et l'Equipe tissent une éloge médiatique à Lionel Beausix . Il mérite nos félicitations car il a bien joué . Mais ne le grillons pas avec trop de médiatique comme a été grillé Michalak . Sachons garder raison . Sachons relativiser la performance en fonction de l'adversité . Ne tombons pas dans la démesure des propos et pensons aussi aux autres qui n'ont pas démérité . Le bon rugby est le résultat d'une équipe soudée et non celui d'un homme providentiel , aussi exceptionnel soit-il ! Ceci vaut pour beaucoup de compartiments des vies sociales , économiques et politiques . On l'oublie trop souvent.....
- Titre de la Dépêche des Hautes -Pyrénées concernant Lannemezan : " Nebouzan : Polémique"....à priori un titre sobre . Les polémiques à Lannemezan , nous y sommes habitués ; elles sont le fait de quelques-uns qui bénéficient d'une tribune d'expression comme le conseil municipal et de l'attention des médias . C'est trés bien ainsi , ce sont les règles de la démocratie ( pensons à la Birmanie et autres ) à condition de respecter les équilibres d'expression . Souvent ces polémiques apparaisent quand le maire bouge les choses et fait avancer la ville vers la modernité . Pourquoi ne pas écouter une autre partie des acteurs , ceux qui apprécient ces changements et les infrastructures qui se modernisent . Je veux parler des utilisateurs , des associations , des parents d"élèves et des élèves....Allons plus loin que titre principlal dans la corps de l'article où sont mentionnés dans un sous-titre deux mots manipulés par les contradicteurs comme un épouvantail : " Dettes et emprunts " . Je pense qu'il est temps de rappeler que ces deux mots ne signifient pas faillite . Les emprunts et les dettes , à condition d'en maîtriser le stock et la capacité de remboursement , sont des outils de gestion financière qui permettent d'entreprendre et donc de créer un cercle vertueux de développement . Cette démarche permettra de générer des recettes qui assureront le remboursement et de l'autofinancement . C'est totalement le cas du financement de la zone Peyrehitte 3 . Quant à la réalisation du Nébouzan , nous sommes dans un autre type d'analyse . En effet il ya une réorientation stratégique de certains travaux prévus dans le budget 2007 dont les lignes budgétaires seront affectées à l'opération Nébouzan qui s'effectura donc à budget 2007 inchangé .
L'avion vient de se poser à Bruxelles , il est 8 heures , ma journée s'annonce excellente car j'ai pu exprimer ma vérité.....
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lundi 1 octobre 2007
Coupe du monde de Rugby
Comment ne pas garder en mémoire , les images du match Galles- Fidji où les fidjiens sont allés chercher le résultat inespéré ou les images de ce combat entre l'Argentine et l' Irlande au cours duquel on a vu cotoyer la dernière énergie de l'espoir des Irlandais au talent insolent des Argentins .
Dans ces deux cas , nous avons la preuve que la hiérarchie mondiale évolue sous les effets du travail et de la ténacité .
Dans le monde économique, le bouleversement de la hiérarchie mondiale est le résultat , également, du déploiement des mêmes valeurs .
Ce week-end de rugby m'a fait oublier, tant soit peu, la démagogie que j'ai cotoyée quelques heures auparavant dans des réunions locales . Ma certitude s'est renforcée que le seul chemin à suivre pour réussir , est bien celui d'avoir le courage d'affronter l'adversité même si elle est perfide et malveillante , de redoubler de ténacité et de travail avec le maximun de compétences et de pertinence que l'on possède .
C'est bien le cercle vertueux que je désire pour Lannemezan....
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dimanche 30 septembre 2007
Plaidoyer pour un débat démocratique autour des OGM
Pour ma part , je serais serein à l'issue de ce débat et en respecterais les conclusions .
Dans le Monde du Mercredi du 26 Septembre , il est écrit par Marie-José Congard que Jean-Louis Borloo a déclaré à l'issue de la rencontre avec FNSEA : " C'est le Chef de l'Etat qui tranchera fin Octobre "... si on suspend la commercialisation des semences OGM .
Je suis désolé , ce type de décision ne doit pas être le résultat de la réflexion d'un seul homme , aussi éminent soit-il , surtout aprés un débat escamoté !
Organisons un débat démocratique avant que la décision soit prise au niveau gouvernemental afin de rassembler les critères d'une bonne décision .
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samedi 29 septembre 2007
Inondations en Afrique
Démunis face aux inondations catastrophiques frappant près de la moitié des pays africains, des centaines de milliers de sinistrés plaçaient leur espoir vendredi dans une aide qui tarde à venir, renforçant les menaces d'épidémies, notamment de choléra.de champs de cultures vivrières et plus de 29.400 cases ont été détruites ; l'Ouganda où 400.000 personnes sont affectées par les inondations, les intempéries paralysent le trafic routier ; le Soudan, le pays le plus touché par les inondations, où de nombreux décès dus au choléra ont été signalés....
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vendredi 28 septembre 2007
Un cri d'indignation !
Comment admettre que l’on puisse décider de fermer un service de maternité fonctionnant en sécurité et en équilibre économique, dans un milieu de quiétude et de sérénité, pour délocaliser une partie des actes liés à la maternité, dans un service centralisé, où la déshumanisation est de règle ainsi que la non-personnalisation ?
On oublie tout simplement l’Homme au milieu d’un système qui se veut absolument dogmatique.
Car, si grâce à la mobilisation de la population et celle des élus, l’avenir du centre médico- chirurgical de l’Hôpital de Lannemezan semble désormais assuré, celui de la maternité est toujours incertain.
Au vu de l’exception géographique et du flux de la population concernée, je ne peux que penser que le projet administratif de regroupement de tout ce qui relève de la gynécologie obstétrique, sur un centre unique à Tarbes à partir du 27 novembre prochain, est un non- sens tant sur le plan de l’aménagement du territoire que sur celui de la rapidité des soins à assurer aux futures mamans et à leurs nouveaux- nés dans ces moments d’urgence .
Je souhaite que l’hôpital de Lannemezan, à travers la mobilisation de son Conseil d’Administration et compte tenu de l’importance des personnes qu’il sert, puisse rapidement aboutir, dans ses efforts solidaires et diligents, à la sauvegarde – indispensable- de la maternité.
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Verrons- nous longtemps ce spectacle ?
Pas sûr …si j’en crois un article du Monde daté du Mardi 26 septembre, et les études de climatologues américains. En effet, Dominique Dhombas écrit : « le réchauffement climatique de la planète a été en quelque sorte masqué, depuis des années, par un autre phénomène tout aussi inquiétant, mais agissant dans le sens contraire : l’obscurcissement du ciel. Celui-ci est dû aux minuscules particules de suie et de cendre rejetées dans l’atmosphère par l’activité humaine et qui réfléchissent les rayons du soleil».
En définitive, les gaz à effet de serre contribuent à faire augmenter la température tandis que les particules, en réduisant l’ensoleillement, la font baisser. Sans cette pollution créée par les voitures, les usines, etc., l’augmentation de la température serait plus forte.
La climatologue allemande Beate Liepert affirme : « On croyait vivre dans un monde qui se réchauffait, mais c’était faux. On vit dans un monde qui se réchauffe et qui s’obscurcit… »
Dans les actions à mener pour la survie de notre planète, l’humanité serait placée face au choix de lutter contre le réchauffement ou l’obscurcissement, à moins qu’une voie ne soit trouvée pour réduire les deux nuisances de concert.
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jeudi 27 septembre 2007
Réflexions de Ouagadougou
Une bonne gestion des ressources naturelles pour « bouter la pauvreté hors d’Afrique », comme le soulignait le slogan associé au logo de cet évènement.
Cette opportunité m’a permis de rencontrer de nombreux décideurs et responsables des divers organismes de la cartographie, du cadastre, de l’environnement, de la forêt, de l’agriculture, de l’urbanisation ainsi que des représentants des pays de l’ Afrique de l’Ouest , de même que de poursuivre les efforts déjà entrepris dans la finalisation de projets structurants, ou encore de lancer de nouveaux projets sur des thématiques préoccupantes telle que la sauvegarde de la biodiversité, la gestion raisonnée des espaces forestiers, la lutte contre la diversification.
Au contact des hommes et des réalités de ces territoires, je suis encore davantage persuadé, s’il était nécessaire que je le sois, que notre avenir passait bien par le développement de ce continent et par la réduction de la fracture Nord /Sud. D’autant qu’à l’heure de la mondialisation, l’importance de l’interconnexion et des répercussions à la chaîne que peut entraîner tout évènement, où qu’il se produise sur la planète, ne fait plus de doute: c’est ce que certains appellent aussi « l’effet papillon ».
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mercredi 26 septembre 2007
Extraction du cuivre au chili
Le Chili est l'un des principaux producteurs de charbon, de minerai de fer ,d'or , d'argent , de manganèse , de soufre , de petrole , de nitrates et de cuivre de toute l'Amérique Latine . Une vrai caverne d'Ali Baba de ressources minières . Le Chili possède
les plus vastes gisements de cuivre du monde . Généralement , le cuivre représente 50% des exportations chiliennes. Trois des principales mines de cuivre se trouvent dans le désert d'Atacama qui occupe le Nord du territoire .En particulier celle , nommée Chuquicatama , est la plus grande du monde .
J'ai eu l'occasion de la visiter au cours du mois de Mai dernier . L'exploitation se fait à ciel ouvert, la mine a une forme elliptique , sa superficie est d'environ 8.000.000 m2 , à une altitude de 2600 m , sa profondeur est de 800m et 8000 personnes y travaillent . Une vraie ville .
Ma contribution est d'apporter les techniques satellitaires pour gérer cette mine sous les aspects des réseaux , du cadastre , de l'urbanisation , des glissements de terrain et pour établir un diagnostic environnemental .
Ce qui m'a frappé dans la visite des dix mines que j'ai effectuée dans cette région concerne les hommes . Leur professionnalisme et leur sérénité , dans ce milieu hostile et austère , accompagnés d'un souci permanent de la sécurité au travail ainsi que du respect et de la considération de l'autre sont des valeurs rafraichissantes qui font oublier la dureté de l'environnement.
Les 15000Km qui les séparent de notre vieille Europe sont un handicap pour que leur leçon de vie arrivent jusqu'à nous...
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mercredi 22 août 2007
De nouvelles enseignes sur la zone commerciale de Ramondia.
C'est au tour de McDonald's, Gifi et Bricorama de s'implanter sur la zone commerciale de Ramondia. Après les ouvertures des magasins Champion, Défi-Mode, Chausséa et King-Jouet, de nouvelles enseignes devraient bientôt voir le jour. Il s'agit de McDonald's, Gifi et Bricorama. Le géant américain du hamburger devrait ouvrir ses portes à la fin 2007. Quant à Gifi, spécialisé dans la décoration et Bricorama, l'enseigne dédiée au bricolage, ils devraient sortir de terre courant 2008. À Lannemezan, la zone commerciale attend aussi l'arrivée de Gamm-Vert ainsi qu'une galerie de boutiques. Enfin, la ville a aussi pour projet, l'implantation d'un hôtel.
samedi 18 août 2007
Le grain de sel pour monnaie.
Publié par ladepeche.com le 18 Août 2007
Demain, à partir de 14 h, à la halle à la volaille, se tiendra la première bourse d'échange locale. Une initiative du Système d'échange local des Hautes-Pyrénées (SEL). Cette structure associative, qui a une dimension nationale, est un système qui permet à des personnes d'échanger des services, des savoir-faire, des objets ou des biens. Mais ici, point de transactions financières, point besoin d'euros, de carnet de chèques ou de carte bleue. L'initiative relève avant tout d'une démarche humanitaire et de solidarité. Les échanges se négocient, se troquent sur la base du « grain de sel », une monnaie d'échange virtuelle qui n'est pas cotée à la bourse et qui a été créée pour la circonstance. Dans d'autres SEL de France, il peut s'agir de la pistache, de la noix, du grain de raisin, etc.
Selon Henriette Gloriez, la représente du SEL pour Lannemezan, qui supervise l'organisation de la bourse d'échange : « Dans les années 1994, avec l'émergence de la pauvreté, du règne de l'argent, de la mondialisation, des personnes qui voulaient trouver une alternative à l'économie marchande, ont créé le premier SEL dans le Sud-ouest
ENTRAIDE ET SOLIDARITÉCette forme de solidarité s'adresse aux personnes les plus défavorisées. Mais plus qu'un mode de commerce, le SEL relève d'un état d'esprit qui valorise et favorise l'entraide et la solidarité ». De nos jours, c'est un constat, sans moyens financiers il est impossible de vivre décemment. Dans les bourses d'échanges, comme celle qui se tiendra demain, on trouve de tout. Des objets, des légumes, des services, des savoir-faire, des prestations, etc. Les stands des adhérents rappellent un peu les vide-greniers et les brocantes. Tout se négocie, la démarche puise ses origines dans le troc qui se pratiquait beaucoup dans les campagnes. Par exemple, une heure de la vie de chacun, pour n'importe quel service ou prestation qu'il s'agisse « coûte 60 grains de sel ». Un autre objet coûte 10 grains de sel, un autre 3 grains.
Seule concession au modernisme, pour la tenue des comptes, l'informatique a remplacé les livres de compte. Toutes les fins de mois, l'adhérent du SEL est informé du solde de son compte, de ses opérations de crédit et de débit.
Mais, que l'on ne s'y trompe pas, affirme Henriette Gloriez : «
la démarche n'est pas commerciale, on ne vient surtout pas à la bourse pour faire des affaires.il faut d'abord être membre de l'association ». Pour autant la manifestation est ouverte au public, à partir de 14 h, à la halle à la volaille.
A.Maillé. / http://www.ladepeche.com/
samedi 11 août 2007
Knauf s’implante à Lannemezan pour 100 millions d’euros
Extrait d'une publication du 19/06/2007 par L'Usine Nouvelle http://www.usinenouvelle.com/
Knauf s’implante à Lannemezan pour 100 millions d’euros !
Le spécialiste allemand des matériaux de construction s’installe dans les Hautes-Pyrénées. Son usine de laine de verre devrait être opérationnelle fin 2008. 120 emplois à la clé.
Plusieurs sites en France et en Espagne étaient en concurrence, mais le groupe Knauf a choisi Lannemezan pour implanter sa prochaine usine. Le projet s’élève à environ 100 millions d’euros. Les travaux commenceront début d’année prochaine, afin que l’unité soit opérationnelle dès le dernier trimestre 2008.L’usine, de 20 000 à 25 000 mètres carrés, sera bâtie sur un terrain d’une vingtaine d’hectares, extensibles d’une dizaine supplémentaires, rachetés à Alcan qui possède 95 hectares au total. Le groupe canadien avait prévu de fermer son site Aluminium Pechiney Lannemezan, spécialisé dans la production d'aluminium brut, courant 2008. L'activité industrielle y sera finalement sauvée en partie grâce à un investissement d'une autre filiale d'Alcan, Carbone Savoie. La création de l'unité de Knauf devrait générer quelque 120 emplois directs dans les trois ans suivant la mise en service du site. Elle produira de la laine de verre, destinée aux marchés de l’Europe du sud, un choix stratégique pour le groupe Knauf. Ce marché était jusque-là assuré par une unité de fabrication située en Belgique. La demande en produits d’isolation étant en forte croissance, l’Allemand souhaitait renforcer sa filiale Knauf Insulation. Dès que l’usine française sera opérationnelle, la belge ne couvrira essentiellement que les marchés du Bénélux et de l’Allemagne. Carine Sai / L'Usine Nouvelle
vendredi 10 août 2007
Le groupe Rio-Tinto absorbe Alcan
Publié le 10 Août 2007 à 10:27 par www.ladepeche.com
INDUSTRIE. GRANDES MANŒUVRES DANS L'ALUMINIUM.
Le groupe Rio-Tinto absorbe Alcan
Pour la deuxième fois depuis 2003, l'usine de production d'aluminium de Lannemezan va changer de main. On se souvient qu'en 2003, le groupe canadien Alcan avait lancé avec succès une OPA sur Pechiney, propriétaire du site du Plateau, qui était passé à cette occasion dans le giron canadien. Le scénario se répète aujourd'hui, car après avoir refusé une OPA hostile d'Alcoa, un géant mondial de l'aluminium, il semble bien que le groupe Alcan passe cette fois sous contrôle du groupe minier anglo-australien Rio-Tinto. Pour Alban Regardier, le secrétaire du comité d'entreprise, une opération qui n'est bien sûr pas de nature à remettre en cause la fermeture de l'usine de Lannemezan et le déroulement du plan social.
L'offre de Rio-Tinto prévoit la dissolution d'Alcan au travers de la création d'un groupe d'activité intitulé Rio-Tinto Alcan et dirigé par Dick Evans, le P-DG actuel d'Alcan. Ce qui fait dire aux syndicats qu'il sera le premier reclassé d'Alcan, sans toutefois savoir s'il bénéficiera d'un parachute doré.
L'activité du nouveau groupe se déclinera au travers de trois activités : bauxite alumine, dont le siège est à Brisbane, en Australie ; aluminium primaire avec siège à Montréal, au Canada, et produits usinés dont le siège est à Paris.
Selon Alban Regardier, ce sont les actionnaires qui sont les gagnants. Par contre, pour les salariés du nouveau groupe, on peut craindre le pire car certaines activités seront probablement vendues, comme l'activité d'emballages (12.000 salariés sur une cinquantaine de sites européens). Le groupe Alcan a accepté l'offre de Rio-Tinto à hauteur de 104 dollars l'action et avait refusé celle d'Alcoa qui s'établissait à 74 dollars.
A. M












